Economie

Suspicion généralisée

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Le premier tour de l'élection présidentielle met en valeur la crise de confiance qui frappe les politiques, mais aussi tous les décideurs.

Tout a déjà été dit depuis hier soir sur l'élimination surprise de Lionel Jospin du second tour de l'élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen, à ceci près que la subjectivité du vocabulaire auquel on a recours - choc, stupeur, séisme - montre que les commentateurs ne sont pas encore sortis du stade de l'incrédulité.

Pourtant, à y bien réfléchir, les éléments constitutifs de cet accident électoral sont en place depuis longtemps : délitement institutionnel, difficulté de l'Etat à se réformer, brouillage des repères sociaux et nationaux, crise de la représentativité, tant dans le domaine politique que dans le domaine social... La montée des extrêmes vient de loin.

Comme le souligne le sociologue et consultant Henri Vacquin, dans un point de vue à paraître dans « L'Usine Nouvelle » de jeudi prochain, le succès des candidats d'extrême-droite et d'extrême-gauche reflète une suspicion généralisée sur les décideurs. Ceux ci sont désormais perçus comme tout puissants, ou insensibles aux problèmes réels des gens, ou les deux à la fois. Quand ils ne sont pas maîtres du monde, ils n'en sont que les complices.

C'est dire que ce scrutin du 21 avril concerne au premier chef  le monde de l'entreprise.

Jean-Pierre GAUDARD

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