Quotidien des Usines

Sursis accordé à la fonderie DMI

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Placée en redressement judiciaire, l'usine de Vaux (Allier) s'est vue accorder un délai jusqu'au 5 mars par le tribunal de commerce de Montluçon.

Sursis accordé à la fonderie DMI © D.R.

Jeudi 21 février, le tribunal de commerce de Montluçon (Allier) a décidé de prolonger jusqu'au 5 mars le redressement judiciaire de la fonderie DMI, située à Vaux. Le délai accordé doit permettre à l'unique repreneur, CMV Aluminium, de rediscuter l'offre. Les 168 salariés ont menacé de faire sauter l'usine avec des bonbonnes de gaz si aucune solution n'était trouvée. "Nous allons avoir le temps de trouver un accord", a déclaré à l'AFP le député (PS) Bernard Lesterlin, impliqué dans le dossier. 200 manifestants se sont réunis devant le tribunal montluçonnais.

La fonderie, placée en redressement judiciaire depuis le 24 juin 2012, produit des pièces en aluminium pour l'industrie automobile. Elle a particulièrement souffert d'un manque de commandes de la part de Renault, son principal client.

L'usine n'en est pas à son premier redressement judiciaire. En 2011, DMI, filiale de l'américain Platinium, a racheté l'usine à Bréalu. 113 postes ont été supprimés malgré les 10 millions d'euros d'investissements.

Les syndicats de l'usine espèrent être reçus par l'Elysée afin de reprendre les négociations avec le repreneur.

Timothée L'Angevin
 

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