Surchauffe inflationniste : la BCE relève ses taux, malgré les critiques

Sans surprise, le Conseil des gouverneurs, qui se réunit aujourd'hui à Francfort, a relevé son principal taux directeur de 4% à 4,25%. Certains pays de la zone euro, touchés de plein fouet par la crise des marchés, s'inquiètent.

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Surchauffe inflationniste : la BCE relève ses taux, malgré les critiques
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé comme prévu cet après-midi son principal taux directeur afin de calmer les tensions inflationnistes dans la zone euro. Le Conseil des gouverneurs, réuni aujourd'hui à Francfort, a décidé d'augmenter d'un quart de point à 4,25% du taux de refinancement. Celui-ci, qui fixe le «coût de l'argent» chez les Quinze pour les particuliers et les entreprises, atteindrait son plus haut niveau depuis sept ans. «Notre politique monétaire va contribuer à maintenir des prix stables, a déclaré Jean-Claude Trichet, le président de l'institution financière au cours d'une conférence de presse.
Avant d'ajouter : « la BCE va surveiller de très près les évolutions inflationnistes ».

Le président avait déjà ménagé les esprits il y a quelques semaines en annonçant que seule une nouvelle hausse des taux pouvait juguler une inflation minée par la hausse des denrées de l'alimentaire et de l'énergie. L'envolée des prix atteint désormais 4% dans la zone (chiffre provisoire de juin) soit le double de l'objectif fixé à moyen terme par la banque centrale.

Une hausse qui fait mal

Au moment où les économies européennes se montrent de plus en plus fragilisées par le ralentissement mondial, cette nouvelle hausse passe mal. Tous les indicateurs de la zone sont passés peu à peu au rouge au cours des six derniers mois : ralentissement des exportations en raison de l'euro fort, contraction de l'activité industrielle et des services, consommation en berne, sans parler du retournement de l'immobilier désormais amorcé.

L'Espagne, actuellement aux prises avec la crise immobilière, l'Allemagne et la France ont indirectement mis en doute la stratégie de Jean-Claude Trichet, lui suggérant de « se poser la question de la croissance », selon les mots du président français Nicolas Sarkozy. Le président de la Banque centrale devra dire cette nouvelle hausse aujourd'hui est la première d'une longue série.

Carmela Riposa

Zone euro : activité des services et de l'industrie au plus bas en juin

De nouvelles statistiques publiées jeudi 3 juillet reflètent une fois de plus la santé chancelante des économies européennes. L'indice composite PMI de la zone euro, qui synthétise l'activité des secteurs des services et manufacturier, a été encore moins bon que prévu en juin. Il a baissé de 1,8 point à 49,3 points le mois dernier, selon la deuxième estimation de la société Markit et la Royal Bank of Scotland (RBS). Pour le seul secteur des services, l'indice tombe même à 49,1 points après 50,6 points en mai. Dans ce secteur, c'est la première baisse d'activité enregistrée en cinq ans.

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