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L'Usine Matières premières

"Sur Ulcos, les équipes étaient démobilisées depuis un an et demi" affirme le maire de Florange

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Philippe Tarillon, le maire socialiste de Florange et président de la communauté d'agglomérations du Val de Fensch, reste prudent concernant les engagements pris par ArcelorMittal. S'il souligne l'absence de plan social pour le groupe en France, il attend la réunion du 13 décembre 2012 pour connaître les détails des investissements promis et des précisions sur le projet Ulcos.

Sur Ulcos, les équipes étaient démobilisées depuis un an et demi affirme le maire de Florange © @Alain Grandil

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L'Usine Nouvelle - Comprenez-vous la colère des salariés de Basse-Indre (en grève jusqu’au vendredi 14 décembre pour protester contre le transfert de l’activité packaging à Florange) ?
Philippe Tarillon - Ce n’est pas la première fois qu’on oppose un site industriel à un autre. Ce fut le cas entre Thionville et Longwy en 1977, ou encore entre Longwy et Denain en 1984. Pour Florange, le renforcement de l’activité packaging était particulièrement important puisqu’environ 500 emplois étaient menacés.

Vous êtes donc satisfait de l’accord conclu entre ArcelorMittal et le gouvernement ?
Pour ma part, j’avais approuvé la solution d’un repreneur appuyé par une nationalisation transitoire, solution qui n’a finalement pas été retenue. Mais il faut regarder ce qu’il y a sur la table désormais. Sur le volet emploi, il n’y aura pas de plan social et donc ni licenciements, ni mutations forcées vers d'autres sites. Le 1er octobre, quand ArcelorMittal avait laissé deux mois au gouvernement pour trouver un repreneur, nous n’avions pas eu les mêmes engagements.

Cependant, l’arrêt de la filière liquide à Florange entraînera certainement des suppressions d’emplois chez les sous-traitants. On dit généralement qu’un emploi dans la sidérurgie représente trois emplois au total. Potentiellement, ce sont donc plus de 1500 personne qui pourraient être concernés.

Et concernant les investissements ?
Sur la base du rapport Faure, nous étions pour le maintien d’un site intégré qui se traduisait par la conservation d’environ 2000 emplois sur le site, via le renforcement du packaging. Il reste maintenant à mieux connaître le détail des 180 millions d’euros d’investissements promis par ArcelorMittal dans sa feuille de route 2013-2018. La moitié devrait être consacrée à des investissements stratégiques mais il faudra être certain que ce sera bien le cas. Dans le respect de ses engagements, le passé ne plaide pas en faveur d’ArcelorMittal.

La volonté du groupe de mener à bien le projet Ulcos de captage et de stockage de CO2 vous paraît-elle crédible ?
J’ai du mal à croire les raisons invoquées par ArcelorMittal pour retirer le projet Ulcos du programme de sélection de l’Union européenne NER 300. Les équipes de développement étaient en réalité démobilisées depuis un an et demi. Le problème était selon moi avant tout financier. Ce projet nécessite des investissements significatifs et le groupe ne souhaitait pas les réaliser au moment où le prix de la tonne de CO2, au plus bas, ne lui permet pas d’être rentable. C'est un retrait que nous avons du mal à accepter. La communauté d'agglomérations que je préside avait prévu d'y investir 30 millions d'euros aux côtés de la région et du département.

Pour Ulcos 2, on connaît depuis la feuille de route du "démonstrateur industriel". Mais ce n'est pas d'un prototype dont nous avons besoin mais d'un concept industriel ! Il faut qu'ArcelorMittal s'engage au-delà des 13 millions d'euros promis pour la recherche sur ce projet et à ce qu'Ulcos se fasse bien à Florange. Comme après la fermeture de Gandrange, avec l'arrêt des hauts-fourneaux de Florange, la région risque en outre de perdre de nouveau des compétences. Même si demain Ulcos se réalise, nous n'aurons alors plus les métiers nécessaires à l'adaptation de l'activité.

Vous comptez donc maintenir la pression sur ArcelorMittal ?
Nous sommes désormais entrés dans une problématique de confiance et de suivi. Je prends comme un signe positif la nomination par le Premier ministre de François Mazorati, qui doit constituer un comité de suivi. Je devrais d'ailleurs y participer.

Cela me permettra de mette en avant le sujet de la revitalisation qui n'a pas été évoqué dans l'accord. Nous avons pendant des décennies connus des fermetures d'usines dans la vallée de la Fensch et il y a encore de nombreuses friches industrielles à dépolluer. Or, ArcelorMittal est un propriétaire foncier extrêmement important. C'est le cas pour le projet de plateforme logistique Illange-Uckange où le groupe possède environ 150 hectares qu'il va chercher à valoriser. Il faudra donc étudier les modalités de cessions pour ne pas obérer la faisabilité de ce projet.

Propos recueillis par Julien Bonnet

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