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L'Usine de l'Energie

Sur fond de bons résultats, Veolia réfléchit au monde de demain

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Pour son traditionnel "Press day", le groupe Veolia avait choisi de se pencher sur l’avenir de notre monde. Et ce dans un contexte de bonne santé financière.

Sur fond de bons résultats, Veolia réfléchit au monde de demain © Guittet Pascal

C’est un patron heureux qui a mené la sixième édition du "Press day de Veolia". En préambule, il n’a pas hésité à devancer la publication des chiffres 2017 qui doivent être présentés le 22 février prochain. "A la fin septembre, notre croissance atteignait 4,4 %, dont 3% en croissance organique. Il n’y a pas de raison de terminer sur un rythme différent", a précisé Antoine Frérot. Et il envisage pour les prochaines années, une croissance pérenne de +2 à +3% avec un résultat opérationnel de +4 à +5 %. Le taux d’endettement est passé de 14,7 milliards d’euros en 2011 à 8,4 milliards en septembre dernier.

Et de poursuivre le plan stratégique 2016-19, notamment avec des économies de 300 millions d’euros pour l’année en cours sur les frais généraux, les achats et l’efficacité industrielle, le tout dans un plan d’économies de 800 millions d’euros. Le plan de réorganisation du secteur de l’eau avec son plan de 572 départs volontaires et 987 redéploiements géographiques, - il pourrait devenir un plan de départs contraints si les candidats au départ ne sont pas assez nombreux -, devrait être achevé l’été prochain.

"Avoir un coup d’avance"

Mais le futur de Veolia, c’est aussi "relever d’autre défis du monde de demain […] identifier les savoir-faire qui existent" et "avoir un coup d’avance, prendre des risques, c’est le rôle d’un leader mondial", avance fièrement le PDG de Veolia.  Et de préciser que Veolia est l’entreprise qui gère le plus d’objets connectés, au nombre de 6 millions.

Veolia est donc déjà entré dans l’ère de la smart city, mais "le monde de demain s’invente aujourd’hui", thème de cette rencontre avec la presse français et internationale couvre un champ bien plus large. Veolia compte bien s’investir dans l’un des grands enjeux des vingt prochaines années : nourrir l’humanité. En 2040, la population aura augmenté de 20% pour atteindre 9 milliards d’habitant avec une raréfaction des sols et de l’eau et une demande énergétique en hausse de 30 %.

Veolia a commandé un sondage gigantesque à l’institut Elabe, réalisé dans 28 pays auprès de 14 000 personnes. Selon le pays, entre 84% à 98% des habitants affirment que "quel que soit le pays dans lequel on vit, nos destins sont tous liés par les choix que nous faisons aujourd’hui en matière d’énergie, d’alimentation et de lutte contre les pollutions." Une prise de conscience évidente, comme celle d’un sentiment d’urgence à agir, mais une confiance dans l’intelligence humaine : technologie, financement, réglementation et évolution des comportements individuels.

Des larves de mouches sur des déchets organiques

Antoine Frérot rappelle que 2 milliards d’habitants vivront en situation de stress hydrique en 2030, que la chaîne alimentaire consomme 30 % de la production mondiale d’énergie. Comment nourrir la planète ? Consommer moins de viande, réduire les gaspillages (25% des calories sont perdues dans le monde). C’est assez inattendu de voir Veolia sur ce terrain. Pourtant, le groupe français a déjà mené plusieurs expérimentations dans le domaine agricole.

"Nous produisons des engrais et fertilisants alternatifs à base de déchets organiques, de déchets de la mer, de boues d’épuration", indique-t-on chez Veolia. L’entreprise a mené des expérimentations en Allemagne pour extraire le phosphore, un axe de développement dans les prochaines années, car les ressources diminuent sérieusement.

En France et en Malaisie, avec les startups Mutatec et Entofood, le spécialiste de l’économie circulaire mène des tests sur la production de protéines animales  à base d’insectes. Ils élèvent des larves de mouches sur des déchets organiques. "En 2040, les protéines d’insectes pourraient atteindre 10 % du marché de l’alimentation animale", prévoit Antoine Frérot.

Dépolluer les sites pour accroitre les espaces agricoles

Le patron de Veolia croit également dans le développement de nouveaux espaces agricoles avec l’agriculture urbaine, mais aussi en dépolluant d’anciennes mines, usines, terrains militaires. Le potentiel est évalué à 250 000 sites en France, 300 000 au Royaume-Uni, 450 000 aux Etats-Unis, selon Veolia. Pour la rareté de l’eau, il faut lui donner plusieurs usages successifs, et donc assouplir les réglementations pour utiliser les eaux usées recyclées dans l’agriculture.

Veolia s’est aussi positionné sur le captage de carbone, car le charbon ne va pas disparaître du jour au lendemain. Des études montrent qu’il va encore progresser dans les prochaines années. Et bien entendu la dépollution de l’eau, en éliminant les résidus médicamenteux notamment, des sols souillés par les métaux lourds et les hydrocarbures essentiellement. Et de rappeler que Veolia travaille à la dépollution des 45 millions de tonnes de déblais dont 20 millions de mètres cubes qui seront excavés sur les chantiers du futur Grand Paris Express. A moins que le gouvernement se décide à réduire le projet…

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