Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Santé

670 postes supprimés chez Sanofi, les syndicats inquiets

Coralie Lemke , , , ,

Publié le

Le premier laboratoire pharmaceutique français Sanofi coupe dans ses effectifs et annonce un plan de départs volontaires pour plusieurs centaines de salariés.

670 postes supprimés chez Sanofi, les syndicats inquiets
Sanofi annonce la suppression de 670 postes répartis dans plusieurs de ses entités.
© Philippe Wojazer

Sanofi taille dans les effectifs. Le géant du médicament français a annoncé la suppression de 670 postes en France d’ici à fin 2020 dans le cadre d’un nouveau plan mondial de transformation. "Les réductions de postes doivent se faire dans trois entités différentes. 70 dans le département de Recherche et développement, 30 chez Sanofi-Pasteur et 570 chez Sanofi Aventis Group", explique Marion Layssac, déléguée Sud Chimie. Une catastrophe pour Thierry Bonnard, le délégué CGT. "Sanofi se désengage de la France. C'est une perte de savoir-faire et d'expertise pour l'entreprise. En plus, ces suppressions vont dégrader les conditions de travail de ceux qui restent." 

Un plan de départs volontaires

A ces 570 suppressions s'ajoutent 80 transferts de postes du service informatique vers un prestataire américain, Cognizant, avec qui Sanofi aurait déjà des liens. "En plus de supprimer des postes, Sanofi va confier toutes ses données à une entreprise américaine. Nous ne l'acceptons pas", martèle Thierry Bonnard.

 

Ces deux plans seraient déployés sur la base du volontariat, dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective, ce qui suscite l’inquiétude chez les syndicats. "Je suis abasourdie. Les coupes dans les effectifs et la dégradation de nos conditions de travail ont découragé les salariés", explique Marion Layssac. Une amertume d'autant plus prononcée qu'en parallèle de cette annonce, Serge Weinberg, le président du conseil de surveillance de Sanofi, appelait les "Français aisés" à léguer 10% de leurs revenus en guise de générosité ce week-end dans les Echos. "Ces mesures sont inacceptables dans une entreprise qui fait autant de bénéfices que Sanofi." 

Par ailleurs, le premier laboratoire pharmaceutique français veut recruter 250 personnes, toujours en France, mais pour de nouveaux postes dans la bioproduction ou le numérique.  

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle