Suncor rachète Canadian Oil Sands, l'élan de consolidation se poursuit dans le secteur pétrolier

Après le mariage d'Haliburton et Baker Hughes, Schlumberger et Cameron, Maurel et Prom et MPI, Suncor a annoncé avoir racheté Canadian Oil Sands.

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C'est finalement Suncor qui aura eu le dernier mot. Après plusieurs mois de bras de fer, l'énergéticien canadien a fini par avaler son compatriote Canadian Oil Sands (COS). L'entreprise détient une participation majoritaire dans le projet Syncrude, spécialisé dans l'exploitation des gisements des sables bitumineux.

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Dans un communiqué diffusé ce lundi 18 janvier, les deux sociétés annoncent être parvenues à "une convention de soutien de l'offre de Suncor visant l'achat de toutes les actions de COS". Suncor a accepté de modifier sa proposition afin de bonifier l'offre initiale présentée aux actionnaires de COS, la portant à 0,28 centimes de dollars canadiens par action.

La valeur globale totale de l'opération s'élève à environ 6,6 milliards de dollars canadiens, incluant la dette de COS estimée à 2,4 milliards. Cette offre révisée à la hausse a reçu le soutien des conseils d'administration des deux entreprises.

Chute des prix du pétrole

Ce rapprochement est la suite logique d'une consolidation du secteur pétrolier, amorcée en 2014. C'est Haliburton qui a ouvert la marche en novembre 2014. En rachetant le numéro 3 du secteur parapétrolier Baker Hughes, il a créé le plus grand groupe du secteur.

Il détrônait ainsi Schlumberger qui n'a pas tardé à lui emboiter le pas en s'emparant de l'américain Cameron, le 26 août dernier. A peine deux jours plus tard, c'est le français Maurel et Prom qui annonçait acquérir son ancienne filiale MPI.

Une conjugaison des forces pour mieux résister à une conjoncture de plus en plus difficile, dans un contexte de baisse des prix du pétrole. Ces rapprochements leur permettent par exemple de réduire les coûts dans l’exploration-production, après des années de dérives. Depuis fin 2014, les majors et les compagnies nationales coupent dans leurs budgets et repoussent des projets qui ne sont plus rentables.

Astrid Gouzik

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