Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Matières premières

Sulky Burel, de la graine de champion

, ,

Publié le

Le fabricant a noué des partenariats commerciaux avec les grands du marché. Il vend ses semoirs et ses distributeurs d’engrais partout dans le monde.

Sulky Burel, de la graine de champion © Près de 5 000 machines sont produites chaque année sur le site de Châteaubourg.

La famille Burel n’en démord pas ! Pour réussir dans l’industrie et s’y faire une place au soleil, il faut sans cesse « innover », martèle Julien Burel. Bon an mal an, l’entreprise familiale Sulky Burel, à Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), investit 5% de ses recettes dans l’innovation produits. Sur les 280 salariés que compte cette PME, une trentaine est affectée à la R & D. La liste de ses dépôts de brevets ne cesse de s’allonger. Le résultat est là : le fabricant de semoirs et de distributeurs d’engrais bénéficie d’une croissance annuelle à deux chiffres, entre 10 et 12%. Il vend ses équipements dans une cinquantaine de pays.

« Un tiers de nos marchés est situé hors de France. Nous souhaitons maintenir notre développement dans l’Hexagone tout en renforçant nos positions internationales », indique Stéphane Billerot, le directeur du marketing. Sulky Burel, qui a réalisé l’an passé 48 millions d’euros de chiffre d’affaires, reste d’une taille moyenne et peut donc difficilement prétendre à un réel leadership international, surtout qu’il fabrique une gamme très courte d’équipements. Pour s’implanter dans des zones géographiques où la concurrence est vive, il joue le partenariat plutôt que de s’échiner à s’y installer à tout prix et risquer des investissements coûteux. C’est vrai en Allemagne, où les industriels du secteur sont ses principaux challengers. « On travaille avec la société Grégoire-Besson (Montfaucon-Montigné, Maine-et-Loire), un fabricant d’outils de travail du sol. Il a racheté l’entreprise Rabe Agri, située en Allemagne, pour laquelle nous fabriquons en France des semoirs et des distributeurs d’engrais », précise Stéphane Billerot. Des matériels vendus aux couleurs de Rabe Agri. Le partenariat existe depuis deux ans et « répond parfaitement à notre attente, c’est du gagnant-gagnant, puisque Rabe Agri étend sa gamme quand nous profitons de son réseau commercial », souligne Julien Burel, le président du directoire.

Des partenariats plutôt que des filiales

En Russie et en Ukraine, l’industriel breton n’a pas souhaité non plus s’engager seul à la conquête de « cet immense marché ». Il fabrique cette fois aux couleurs du puissant nord-américain John Deere, qui ajoute à son catalogue les machines de Sulky Burel. « Chacun y trouve son compte. John Deere présente une offre plus complète. Nous évitons d’importants coûts marketing et commerciaux, précise Julien Burel. Avec John Deere notre sécurité de paiement est totale. » Ailleurs dans le monde, Sulky Burel travaille essentiellement avec des importateurs. La société n’a pas opté pour la création de filiales, toute la stratégie export se réalise à partir du siège de l’entreprise.

Ses différents marchés se trouvent en Europe, dans les pays de l’Est comme la Hongrie et la Pologne, mais également dans des zones plus lointaines, en Chine et au Japon. Ses clients sont généralement à la tête d’exploitations agricoles de grande taille. Ils ont d’autant plus les moyens d’investir que le « prix mondial des céréales est très correct depuis trois ans ». En revanche, en Afrique, Sulky Burel décroche uniquement des « contrats ponctuels », les exploitations étant souvent petites, sauf en Afrique du Sud, et plus enclines à s’équiper de produits basiques et moins chers. Un créneau qui n’est pas celui de l’entreprise bretonne.

Sulky Burel fabrique entre 4 000 et 5 000 machines chaque année. Ses gammes sont entièrement renouvelées tous les trois à cinq ans. L’informatique et le GPS font désormais partie de ses équipements de séries afin que les agriculteurs puissent déterminer avec exactitude les doses d’engrais à déposer sur le sol à traiter, ce qui leur permet de limiter au minimum leurs achats d’intrants.

Rien n’est laissé au hasard pour développer les marchés internationaux. À Châteaubourg, où a été construite une usine il y a deux ans, moyennant 20 millions d’euros, tous les salariés en rapport avec les clients étrangers maîtrisent au moins l’anglais, voire l’allemand. « C’est une règle imparable », souligne Julien Burel. Le président du directoire représente la troisième génération et, comme son père Jacques Burel, à qui il a succédé en 2011 à la tête du groupe, il fera tout pour que « la société puisse rester à capitaux familiaux sur le long terme ». L’innovation et la mondialisation continueront donc d’être ses principaux leitmotive.

Les autres champions

Roullier (Saint-Malo, Ille-et-Vilaine), fabricant de produits d’agrofournitures. 3,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont plus de 50% à l’export. 3 200 salariés.

Legris Industries (Rennes, Ille-et-Vilaine), équipements pour la logistique, lignes de production pour l’agroalimentaire. 226 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 80% à l’export. 1 358 salariés

Socomore (Vannes, Morbihan), solvants et lubrifiants pour la préparation des surfaces à peindre. 40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont plus 50% à l’export. 180 salariés.

Sill (Plouvien, Finistère), soupes, produits laitiers, jus. 340 millions de chiffre d’affaires en 2013, dont 30% à l’export. 750 salariés.

Cooperl Arc Atlantique (Lamballe, Côtes-d’Armor), abattage et transformation de porcs. 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont 30% à l’export. 4 800 salariés.

Copex (Caudan, Morbihan), presses et cisailles pour le recyclage des métaux. 15 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, dont 60% à l’export. 100 salariés.

Sermeta alimente les plus grands du gaz

Le constructeur d’échangeurs thermiques en Inox pour les grandes marques mondiales de chaudières à gaz mise sur l’innovation. Et ne cesse de grandir à Morlaix (Finistère) et Lannion (Côtes-d’Armor), où il emploie 600 salariés. Ses derniers modèles font baisser de 30% la pollution atmosphérique tout en diminuant la consommation de gaz pour son utilisateur. L’an passé, Sermeta a réalisé 90% de ses 183 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’exportation. L’industriel est très présent aux États-Unis, en Europe, en Russie… mais conserve dans l’Hexagone la totalité de sa R & D et l’ensemble de ses moyens de production, répartis entre Morlaix et Lannion. Il a également rapatrié en France son capital, détenu à 65% depuis 2010 par le fonds financier nord-américain Carlyle. Joseph Le Mer, le fondateur de Sermeta en 1993, a repris le contrôle de son entreprise au printemps dernier, moyennant l’entrée dans son tour de table du Crédit agricole, de Bpifrance et du Crédit mutuel Arkéa. La société a été valorisée à plus de 600 millions d’euros.

Réagir à cet article

Usine Nouvelle N°3385-3386

Vous lisez un article de l’usine nouvelle N°3385-3386

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2014 de L’Usine Nouvelle
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

1000 INDICES DE REFERENCE

  • Vous avez besoin de mener une veille sur l'évolution des cours des matières, la conjoncture et les coûts des facteurs de production
  • Vous êtes acheteur ou vendeur de produits indexés sur les prix des matières premières
  • Vous êtes émetteur de déchets valorisables

Suivez en temps réel nos 1000 indices - coût des facteurs de production, prix des métaux, des plastiques, des matières recyclées... - et paramétrez vos alertes personnalisées sur Indices&Cotations.

 

LES DOSSIERS MATIERES

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle