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L'Usine Santé

Suite au Brexit, des élus proposent de rapatrier l’Agence européenne du médicament… à Strasbourg

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Seront-ils soutenus par François Hollande ? Des élus du Grand Est se mobilisent pour que l’agence européenne toute puissante sur l’autorisation des médicaments, basée à Londres, soit rapatriée à Strasbourg. Mais la France n’est pas seule en lice.

Suite au Brexit, des élus proposent de rapatrier l’Agence européenne du médicament… à Strasbourg © EMA CC Twitter

La France parviendra-t-elle à héberger l'Agence européenne du médicament (EMA), dont le siège était jusqu’à présent basé à Londres mais semble menacé de délocalisation en cas de Brexit ? Dans un courrier à François Hollande, le président de la région Grand Est Philippe Richert lui suggère de demander son implantation… à Strasbourg.

Des usines high tech et la Pharmacopée

Avantage, à ses yeux, cette ville accueille déjà la Commission de la Pharmacopée européenne, une institution qui élabore et recense à l'échelle européenne les normes communes destinées au contrôle de la qualité des médicaments. Tandis que la région concentre "les nombreux savoir-faire d'excellence" de l'industrie pharmaceutique alsacienne et bâloise. A Fegersheim, dans le Bas-Rhin, se trouve ainsi un site de production high tech du groupe américain Lilly, qui y réinvestit régulièrement. Idem pour l’usine d’Altkirch, détenue par le laboratoire japonais Daiichi Sankyo. Tandis que de l’autre côté de la frontière, à 130 kilomètres de Strasbourg, se trouvent à Bâle les sièges mondiaux des laboratoires suisses Novartis (qui dispose par ailleurs d'une belle usine à Huningue, dans le Bas-Rhin) et Roche, géants mondiaux de la pharmacie.

A l'étranger, les syndicats de l'industrie pharmaceutique se mobilisent 

Problème, le syndicat des fabricants de médicaments français, le Leem, ne s’est pas encore mobilisé. Alors que ses voisins de l'industrie pharmaceutique italienne, suédoise ou danoise ont déjà manifesté leur intérêt pour que leur pays revendique le nouveau siège de l'EMA après le départ du Royaume Uni de l'UE.

Les patrons britanniques, eux comptent tout faire pour empêcher cette délocalisation, craignant des difficultés pour la mise sur le marché de leurs produits en Europe, et un impact négatif pour l'accès des patients britanniques aux traitements.

Gaëlle Fleitour

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