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Suicides chez France Télécom : l'ancien patron Didier Lombard et Orange renvoyés en correctionnelle

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Publié le , mis à jour le 18/06/2018 À 07H27

L'ancien patron de France Télécom, Didier Lombard, des cadres de l'entreprise et Orange (nouveau nom de France Télécom) ont été renvoyés en correctionnelle, a appris Reuters le 16 juin. Ils sont poursuivis pour harcèlement moral ou complicité de harcèlement moral dans l'affaire des vagues de suicides et de dépressions qui ont frappé l'entreprise entre 2006 et 2009, lors de sa restructuration.

Suicides chez France Télécom : l'ancien patron Didier Lombard et Orange renvoyés en correctionnelle
Une vague de suicides a frappé France Télécom entre 2006 et 2009.
© PoulyLove - Flickr - C.C

L'ancien patron de France Télécom Didier Lombard, six autres cadres et Orange (nouveau nom de France Télécom) sont renvoyés en correctionnelle dans l'affaire des suicides à France Télécom, a appris Reuters le samedi 16 juin auprès de sources judiciaires et du syndicat CFE-CGC, partie civile.

Une vague de suicides, de tentatives de suicides et de dépressions ont frappé l'entreprise entre 2006 et 2009 à la suite de l'engagement d'un plan de restructuration à France Télécom.

Dans l'ordonnance de renvoi rendu le 12 juin, les magistrats instructeurs ont retenu le harcèlement moral ou la complicité de harcèlement moral mais pas l'homicide involontaire, ce que déplore la CFE-CGC. "La responsabilité morale des sept prévenus dans la crise sociale et ses conséquences les plus tragiques, les suicides de nos collègues, est avérée. Il appartient désormais à la justice de se prononcer sur leur responsabilité pénale", dit le syndicat dans un communiqué. La CFE-CGC précise qu'il n'y a aucune indication sur quand cette affaire sera jugée.

Un "caractère pathogène de la politique de restructuration"

Le plan de restructuration à France Télécom visait à réduire les effectifs de 22 000 personnes, provoquer un changement de métier pour 10 000 autres employés et en recruter 6.000.

Un rapport de l'Inspection du travail remis en 2010 a conclu au "caractère pathogène de la politique de restructuration et de management", tels que des mutations forcées ou des objectifs de performance impossibles à atteindre. Elle relevait que les alertes des médecins du travail ont été ignorées.

La plupart des personnes poursuivies sont aujourd'hui à la retraite. La CFE-CGC déplore que deux d'entre elles aient toujours des responsabilités soit à Orange, soit chez un partenaire d'Orange.

Quant à Didier Lombard, il est resté jusqu'en 2017 membre du conseil de surveillance de la société Radiall de l'actuel président du Medef Pierre Gattaz, rappelle le syndicat.

 

Avec Reuters (Arthur Connan, avec Emmanuel Jarry)

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