Quotidien des Usines

Suez pose la première pierre d’un centre de tri-valorisation de 10 millions d'euros pour le Grand Narbonne

Sylvie Brouillet , , , ,

Publié le

Suez Recyclage et Valorisation pose ce mercredi 29 mars à Narbonne (Aude) la première pierre d’un centre de tri de 90 000 tonnes de déchets par an, qui comprendra quatre ateliers de valorisation, sur le site de l’Ecopôle de Lambert. Cette unité, construite pour l’agglomération du Grand Narbonne pour 10 millions d’euros, entre dans le cadre d’une délégation de service public d’un montant cumulé de 200 millions d'euros sur 20 ans.

Suez pose la première pierre d’un centre de tri-valorisation de 10 millions d'euros pour le Grand Narbonne
Croquis du centre de tri-valorisation de Suez Recyclage et Valorisation pour le Grand Narbonne.
© Suez

"La mise en service industrielle du centre de tri et de valorisation, dont nous posons la première pierre ce 29 mars avec le Grand Narbonne, aura lieu en décembre 2017 et son inauguration sans doute au printemps 2018", évalue pour L’Usine Nouvelle Sylvain Gollin, directeur délégué de l’activité recyclage et valorisation de Suez en région Méditerranée. Une vingtaine d’emplois seront induits par la nouvelle activité au démarrage.

C’est à l’automne 2014 que la communauté d’agglomération du Grand Narbonne (126 000 habitants) avait attribué à Suez la délégation de service public (DSP) pour la construction et l’exploitation pendant 20 ans d’un centre de tri-valorisation sur le site de l’Ecopôle (pôle multi-filières) de Lambert, ouvert depuis plus de 40 ans.

Un taux de recyclage minimum de 36%

Suez Recyclage et Valorisation s’était engagé à construire un centre d’une capacité nominale de 90 000 tonnes, comprenant quatre ateliers de valorisation des bois-déchets, déchets issus de la collecte sélective, encombrants (y compris les déchets d’activités économiques) et bio-déchets. La DSP du Grand Narbonne fixe un taux de recyclage minimum de 36 %. "Pour les encombrants, nous serons à quasiment 55 % au démarrage", assure Sylvain Gollin. Les meilleures technologies disponibles, comme le tri optique, seront utilisées et une double valorisation (matière et énergétique) mise en place.

Le futur centre devrait produire en particulier de 10 000 à 20 000 tonnes par an de combustible solide de récupération (CSR), utilisable à la place d’énergies fossiles. "Un excellent exemple d’économie circulaire : les déchets des uns sont les ressources des autres", commente le directeur délégué de l’activité recyclage et valorisation de Suez en région Méditerranée.

Par ailleurs, le complexe de l’Écopôle Suez/Grand Narbonne devrait prochainement héberger dans son enceinte une autre unité : la plateforme technologique BioResourceLab. Annoncée en juin 2016, elle doit collaborer avec le Laboratoire de Biotechnologie de l’Environnement (LBE) de l’Inra à Narbonne. Elle devrait ouvrir "tout début 2018". Globalement, le complexe Ecopôle Suez-Grand Narbonne devrait employer une cinquantaine de personnes.

Sylvie Brouillet

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