Suez investit dans le traitement des eaux de ballast

Pour la seconde fois depuis sa création en 2010, Blue Orange, le fonds d’investissement dédié à l’innovation de Suez Environnement, vient d’entrer au capital d’une cleantech.

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Suez investit dans le traitement des eaux de ballast

Le spécialiste français des services à l’environnement vient de prendre une participation minoritaire de 25% dans l’entreprise norvégienne Redox Maritime Technologies. Celle-ci développe une technologie de traitement des eaux de ballast des navires.

L’enjeu, même s’il reste méconnu, est de taille. Les eaux de ballast, utilisées pour stabiliser les navires de commerce et de tourisme, constituent en effet une source de pollution des écosystèmes. L’eau de mer, chargée à un endroit de la planète, contient des bactéries et autres micro-organismes (moules, algues…). Quand elle est rejetée à l’autre bout du monde, ces espèces se dispersent dans l’environnement et peuvent perturber les écosystèmes locaux.

Au point que l’Organisation maritime internationale prépare actuellement une convention qui imposera à ses 170 Etats membres d’équiper leurs flottes de système de traitement des eaux, soit plusieurs dizaines de milliers de navires à terme.

"Nous avons identifié le traitement des eaux de ballast comme un futur marché pour nous", avance Bernard Guirkinger, le président de Blue Orange et directeur général adjoint de Suez Environnement.

Désinfection de l'ozone de Redox

Blue Orange va ainsi contribuer à financer des tests de développement de la technologie de désinfection à l’ozone de Redox. Des travaux qui seront conduits en partenariat avec Degrémont, la filiale ingénierie de Suez, qui travaille déjà sur le traitement des eaux par ozone et ultraviolet.

Le défi consistera à créer des installations qui puissent être embarquées dans les navires avec des temps de traitement assez courts. "Nous espérons obtenir la certification de l’Organisation maritime internationale d’ici fin 2012 et lancer la commercialisation dans moins de deux ans", poursuit Bernard Guirkinger.

Blue Orange avait investi fin 2010 dans l’entreprise irlandaise Cynar, spécialisée dans la transformation des déchets plastiques en diesel. Le chantier de la première unité opérationnelle devrait commencer prochainement.

Blue Orange, qui investit via des participations minoritaires au capital des entreprises du domaine de l’eau et des déchets, dispose d’un budget de 5 millions d’euros par an cumulables sur dix ans.

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