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Quotidien des Usines

Suez inaugure 10 millions d’euros de travaux sur l’usine de méthanisation de la métropole de Montpellier

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Suez a inauguré mardi 11 octobre un investissement de 10 millions d’euros engagé depuis 2015 pour améliorer les performances de l’usine de méthanisation Amétyst de la métropole de Montpellier (Hérault). Un procédé breveté d'ultra-criblage améliore la production de compost normé. Suez exploite Amétyst en délégation de service public depuis 2008, un contrat renouvelé pour 10 ans fin 2014.

Suez inaugure 10 millions d’euros de travaux sur l’usine de méthanisation de la métropole de Montpellier
Vue aérienne de l'usine Amétyst 2, située au sud de Montpellier.
© Suez

Le directeur général de Suez Jean-Louis Chaussade et le directeur général de l’activité recyclage et valorisation France Philippe Maillard étaient mardi 11 octobre à Montpellier (Hérault) pour inaugurer l’usine de méthanisation Amétyst 2, située au sud de Montpellier. Suez, qui exploite ce site industriel de la métropole de Montpellier depuis 2008 (la délégation de service public a été renouvelée pour 10 ans fin 2014), a investi 10 millions d'euros depuis 2015, en particulier pour "la modernisation de la filière organique", explique Philippe Maillard. Les travaux ont aussi amélioré la valorisation énergétique (procédé breveté Optibio), développé la valorisation matière et créé une station d’épuration.

En matière de valorisation organique, l’installation de l’ultra-criblage Rhewum (procédé breveté) a permis d’affiner et d’épurer la matière organique au début du processus, avant la décomposition anaérobie. "Cette méthode est assez avant-gardiste, souligne le directeur d’Amétyst Guillaume Ribour. L’utilisation des ultra-cribles au début du processus, couplée avec des analyses quotidiennes, permet d’assurer en bout de chaîne un compost normé."

Un taux de valorisation de 51 %

Amétyst, qui emploie 70 salariés, est le plus grand centre de méthanisation de France et traite 130 000 à 140 000 tonnes de déchets ménagers par an. Il valorise 51 % des déchets du territoire. "Un taux parmi ce qui se fait de mieux", assure Philippe Maillard. "Cela a été un combat technique difficile, mais nous en avons les résultats aujourd’hui, estime Jean-Louis Chaussade. Ce centre d’excellence technique est une référence européenne. Il permet à Suez de se positionner à l’international, car la production de méthane et compost à partir des déchets intéresse énormément les villes."

En 2017, Amétyst a l’objectif de produire 22 GWh électriques et 12 GWh thermiques (utilisés pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire de l’éco-quartier montpelliérain des Grisettes et la climatisation d’une importante clinique). Le site doit aussi produire 33 000 tonnes de compost à la norme NFU 44-051. Deux variétés de compost sortent d’Amétyst, de criblages différents (0-5 et 5-20). Le criblage à 20 est utilisé par les filières d’aménagement des espaces publics et des espaces verts, le plus fin par l’agriculture (arboriculteurs, viticulteurs...) en substitution des engrais chimiques. Suez a planté 1 hectare d’oliviers à côté de l’usine, pour servir de champ d’application. "La qualité du compost est un enjeu de réputation et de reconnaissance", relève Philippe Maillard.


Matière après criblage.

Mieux utiliser les capacités

Afin d’utiliser à plein les capacités d’Amétyst, Suez et la métropole de Montpellier souhaitent augmenter le volume de bio-déchets reçu, inférieur à 2 000 tonnes. "Toutes choses égales par ailleurs, on pourrait rajouter jusqu’à 15 000 tonnes de bio-déchets", indique Jean-Louis Chaussade. L’augmentation des volumes viendrait de l’amélioration du tri sélectif de la métropole, mais aussi de sources externes, hors métropole. "Nous allons expliquer Amétyst, le proposer et le faire visiter aux territoires voisins, aux autres intercommunalités", affirme Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée Métropole. "On a un outil en capacité de proposer une valorisation performante des bio-déchets, insiste Cyril Meunier, vice-président délégué à la prévention et à la valorisation des déchets, et le passage des plans déchets à une échelle régionale est une vraie opportunité."

Sylvie Brouillet

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