L'Usine Nouvelle

STX France va construire un nouveau paquebot

Olivier Cognasse

Publié le

Dans quelques jours, l’armateur italo-suisse MSC Cruisers devrait signer une lettre d’intention pour la commande d’un nouveau paquebot. 5 millions d’heures de travail en perspective !

STX France va construire un nouveau paquebot © STX

Les chantiers navals de Saint-Nazaire doivent respirer. Le carnet de commandes était désespérément vide. Les mauvaises nouvelles s’amoncelaient : plan de départ volontaire et 500 000 heures de chômage partiel de mars à mai. L’information est venue de l’Elysée, toujours prompte à annoncer une bonne nouvelle avant tout le monde. Il s’agit d’une lettre d’intention et pas d’une commande ferme de l’armateur MSC pour la construction d’un paquebot de croisière. Il serait livré en 2012. L’Etat, actionnaire à hauteur de 33,34 %, avait annoncé par la voix de la ministre de l’économie, Christine Lagarde, qu’il « n’abandonnerait pas STX ».

Mais cet accord était conditionné au blocage du paquebot MSC Magnifica retenu dans le port de Nantes-Saint-Nazaire en raison d’une grève des dockers CGT opposés aux modalités d’application de la réforme portuaire. « Je regrette qu’il n’y a ait pas de solidarité régionale, alors que la situation est difficile », se plaint Eric Breux, directeur des ressources humaines chez STX. Finalement, le paquebot a pu partir cet après-midi avec 600 passagers pour une croisière inaugurale, après l’intervention du préfet. Il a réquisitionné un salarié du port pour assurer les manœuvres nécessaires. D’où la colère de la CGT qui dénonce « un délit d’entrave du droit de grève ».

La condition étant levée, STX indique que « la lettre d’intention devrait être signée dans les prochains jours ». Le chantier devrait commencer dès la fin du printemps et générer 5 millions d’heures de travail. Ce paquebot qui devrait ressembler aux modèles MSC Splendida ou MSC Fantasia ne sera malheureusement pas suffisant pour garantir la pérennité de l’entreprise. D’où le forcing du gouvernement pour assurer la commande de BPC russes. Jacques Hardelay, le directeur général de STX a été convié à un dîner la semaine prochaine en présence des présidents Sarkozy et Medvedev.


 

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