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STX en quête de compétitivité pour gagner deux paquebots MSC

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Le chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pourrait construire la nouvelle série des paquebots "Vista" de l'armateur MSC. Ce contrat dépendrait de l'accord de compétitivité qu'il tente de négocier avec ses partenaires sociaux.

STX en quête de compétitivité pour gagner deux paquebots MSC

Des débrayages sont programmés mercredi 18 décembre au chantier naval STX France à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), à l'appel de la CGT et FO. Ces syndicats s'opposent au nouvel accord de compétitivité demandé par la direction, lequel permettrait de gagner environ 5 % sur le coût du travail. Mais la CGT et FO jugent inacceptable une augmentation quotidienne du temps de travail de 20 minutes sans rémunération supplémentaire pas plus qu'une annualisation et la remise en cause d'une indemnité temporaire dégressive.

Ces deux syndicats, qui représentent 53 % des 2 200 salariés, ont refusé l'accord. La CFDT et la CFE-CGC (47 %) ont en revanche accepté d'engager des négociations sous conditions.

Deux nouveaux paquebots en négociation

Ce débrayage intervient dans un contexte très particulier pour STX France, en négociation avec l'armateur MSC, son client le plus fidèle, pour deux nouveaux paquebots, des prototypes, plus deux autres en option, soit un enjeu total de 2,4 milliards d'euros. Ainsi démarrerait la nouvelle série "Vista", des navires moins longs mais plus larges, décrits comme performants, hors pairs en terme d'exploitation des volumes et moins cher à opérer.

MSC et STX France sont allés très loin dans le développement du navire. Si ce n'est la question du prix, tout plaide en faveur d'une signature rapide. Mais hier, Erminio Eschena, directeur général de MSC Croisière, a fait savoir que les chantiers rivaux, l'Allemand Meyer Wert et l'italien Financitieri, sont mieux placés que STX en termes de prix. STX France, qui a déjà pris en décembre 2013 la commande du paquebot géant Oasis III dans des conditions économiques défavorables, n'a pu faire accepter en l'état le prix des nouveaux MSC à son conseil d'administration. Dès lors, l'accord de compétitivité pourrait faire la différence.

Emmanuel Guimard

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