Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

STOCKAGE INFORMATIQUELe disque optique gagne en épaisseurLa technologie du disque optique multicouche d'IBM est une solution simple et séduisante pour accroître la capacité des stockages optiques. Reste à lui trouver des marchés...

,

Publié le

STOCKAGE INFORMATIQUE

Le disque optique gagne en épaisseur

La technologie du disque optique multicouche d'IBM est une solution simple et séduisante pour accroître la capacité des stockages optiques. Reste à lui trouver des marchés...



Hal Rosen rit quand on lui demande à quel moment sa technologie du disque optique multicouche sera commercialement disponible. C'est que la petite équipe qu'il dirige, à l'Almaden Research Center d'IBM (San Jose, Californie), a ouvert la voie à la multiplication de la capacité de stockage des disques optiques. L'innovation intéresse plusieurs domaines: le cinéma et la vidéo, l'informatique et l'archivage. Or IBM ne contrôle pas tous les paramètres de la mise sur le marché de son nouveau produit, qui se révèle être davantage une question de marketing et de normalisation que de peaufinage technique.

Les disques réinscriptibles aussi...

Mais si IBM a beaucoup à faire pour développer la technologie, celle-ci est déjà bien comprise. Au lieu de se satisfaire de disques monocouches balayés par un faisceau laser, les nouveaux disques fonctionnent avec plusieurs couches similaires empilées les unes sur les autres, que le laser peut séparer et lire indépendamment en focalisant son faisceau sur la couche souhaitée. L'industrie utilise déjà des optiques "ajustables" afin de corriger le voilage éventuel des disques, mais le principe est ici utilisé à des fins différentes. Pour l'heure, les chercheurs d'IBM ont réussi à obtenir des disques non réinscriptibles à deux, quatre et six couches avec une bonne qualité de signal. Ils ont également fabriqué des disques réinscriptibles à deux et quatre couches. L'intérêt est évident: les disques optiques, dont la capacité d'enregistrement tourne autour de 650 millions d'octets, pourraient voir leur volume d'information croître à peu près linéairement avec leur nombre de couches. Ce passage d'un concept planaire à un stockage en trois dimensions n'est pas sans précédent. La technologie des circuits intégrés utilise depuis longtemps des structures multicouches et a même exploré des phénomènes volumiques à l'intérieur d'une couche. Mais chaque progrès accompli dans ce domaine est un changement assez radical. L'attrait de l'innovation d'IBM, par comparaison, réside dans sa simplicité: les nouveaux disques ne sont pas totalement différents des disques actuels. Certes, un lecteur de disques monocouches ne pourra lire les futurs disques multicouches, mais les disques en service pourront être lus sur les futurs lecteurs. L'arrivée de lasers bleus ou verts, permettant d'augmenter la capacité de stockage des disques, intéressera de la même manière les disques monocouches et multicouches. De fait, l'apparition de stockages optiques multicouches devrait garantir l'avenir des disques optiques utilisés aujourd'hui, en leur donnant la possibilité de croître en volume, alors que les lasers bleus, qui lisent et écrivent "plus fin", sont encore en laboratoire. En moins d'un an, IBM s'estime capable de mettre sur le marché un disque optique bicouche, si la technologie trouve des clients. Pour un nombre de couches plus élevé, Hal Rosen reste prudent; IBM travaille déjà à réduire les coûts de fabrication des disques tout en explorant les limites de la technologie. En théorie, un grand nombre de couches peuvent être empilées. La focalisation est excellente, puisque la lumière atteignant la couche "en lecture" est de dix mille à cent mille fois plus intense que celle illuminant les couches adjacentes. Cependant, la technique impose que les couches soient partiellement transparentes afin de laisser passer le faisceau laser. Ce qui laisse présager que la technologie ne pourra probablement être rentable qu'en dessous d'un certain seuil dépendant du nombre de couches et de la puissance du laser. Enfin, le nombre de couches de disques optiques réinscriptibles sera nécessairement inférieur à celui des disques utilisés en lecture seule, le processus d'écriture imposant des couches élémentaires plus opaques.





QUELS MARCHÉS ?

Le disque multicouche cherche un marché. Le besoin est réel: pour stocker un film de cinéma sur un disque optique à la norme MPEG1, donc avec une qualité "magnétoscope", un disque n'est pas suffisant: les disques bicouches sont donc prometteurs, d'autant que la longueur de film stockée décroît à mesure que la qualité d'image augmente. De même pour les CD-Rom des micro-ordinateurs, dont la capacité est rattrapée par les disques durs (les disques à la norme IDE atteignant désormais le gigaoctet). Enfin, un grand marché pour les disques multicouches se trouve du côté des "juke-boxes" optiques, utilisés par les futurs grands serveurs de vidéo à la demande et par les grands systèmes d'archivage pour lesquels le disque multicouche devrait permettre une baisse substantielle du coût de stockage par mégaoctet.





USINE NOUVELLE - N°2459 -

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle