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L'Usine de l'Energie

Stockage de l'hydrogène : le CEA carbure sur son réservoir

Publié le

Le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) a présenté un réservoir à hydrogène entièrement réalisé en matériaux polymères composites.

Le projet a été développé au Ripault, à 15 km de Tours. Principal intérêt du réservoir : sa robustesse, qui réduit les risques d'accidents et en particulier d'explosion. Cette technologie est actuellement présentée comme la seule à satisfaire les trois principaux critères issus des cahiers des charges européens pour le stockage embarqué à 700 bars :

- Durée de vie : pour évaluer leur vieillissement au cours de la vie d'un véhicule, les réservoirs CEA ont fait la preuve de leur résistance à plus de 15 000 cycles de remplissage (20-875 bars) sans perte notable de propriétés (norme en vigueur) ;

- Etanchéité : le taux de fuite des réservoirs CEA était a minima 20 fois inférieur à la valeur demandée par la norme (1cm3/L/h) ;

- Sécurité : les réservoirs du CEA ont démontré leur résistance à des pressions internes supérieures à la pression d'éclatement fixée par la norme (1645 bars, près de 2,5 fois la pression de service).

Avec 3 réservoirs compacts tels que ceux mis au point par le CEA, 4,5 kg d'hydrogène gazeux peuvent être embarqués : de quoi permettre une autonomie d'environ 500 km pour une voiture familiale équipée d'une pile à combustible PEMFC de 70 à 80 kW.

Matériaux composites. La partie interne du réservoir, assurant l'étanchéité de l'hydrogène, est réalisée en polymère selon un procédé innovant de synthèse et transformation simultanées. La coque composite externe assure quant à elle la résistance et la protection mécaniques. Elle est constituée par enroulement filamentaire et utilise des matériaux issus de l'aéronautique comme les fibres de carbone.

Shortly : pour voir émerger la filière hydrogène au plus vite

Lancé en 2004, le projet européen StorHy (Système de stockage d'hydrogène pour des applications automobiles) vise à accélérer le développement de trois technologies de stockage de l'hydrogène : stockage à l'état gazeux sous haute pression (jusqu'à 700 bar), stockage sous forme liquide (cryogénique) à très basses températures (de moins de 253 °C) et stockage absorbé dans des matériaux solides.
D'une durée de 4 ans et demi, il regroupe 5 constructeurs automobiles (Peugeot, BMW, Daimler, Ford et Volvo), 14 équipementiers et 15 instituts de recherche européens. Il a été financé à hauteur de 10,7 millions d'euros par le 6ème Programme Recherche de l'UE et a mobilisé un budget total de 18,7 millions d'euros.
Le CEA applaudi. En juin dernier, les experts de la Commission européenne et les représentants des 40 partenaires européens du projet ont fait le point sur l'état d'avancement des technologies de stockage de l'hydrogène réalisées dans le cadre de StorHy.
Parmi ces technologies, les réservoirs, développés par le centre du Ripault du CEA (Commissariat à l'Énergie Atomique), Air Liquide et Ullit, ont présenté les meilleurs résultats en termes de durabilité, de sécurité et d'étanchéité.



A.L.

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Près d'un milliard d'euros pour la pile à combustible, le 15/10/2008


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