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STMicroeletronics mise enfin sur les start-up

Aurélie Barbaux , , , ,

Publié le

L’avenir du champion de la microélectronique franco-Italien STMicroelectronics passe par les start-up. C’est du moins le message envoyé lors de la première "Innovation night" organisé à Paris le 4 juin 2013.

STMicroeletronics mise enfin sur les start-up © D.R.

Il n’est Jamais trop tard pour se mettre à l’open innovation. Habitué des grands partenariats de recherche avec IBM et le CEA, STMicroelectronics se tourne désormais vers les start-up pour développer de nouveaux marchés. Outre l’automobile, qui reste son premier marché, le groupe mise désormais sur les secteurs du bien-être et de la santé, du divertissement interactif, et des mobiles pour placer ses composants, MEMS, capteurs et autres processeurs. Et ces nouveaux objets connectés, ce sont de plus en plus des start-up qui les imaginent. Intel l’a compris depuis longtemps et investit massivement à leur capital.

Si STMicroelectronics a lui aussi lancé un fonds, il mise plutôt sur son nouveau programme "Innovation booster initiative", pour inciter ces nouveaux entrant à choisir ses composants de préférence. Pour leur faciliter la tâche, le programme prévoit de leur donner un accès faciliter à son portefeuille de 16 000 brevets, mais aussi de leur faire de petites places sur ses sites à Grenoble, Sofia Antipolis et Paris pour les incuber. Des Mini-kits sont également prévus pour faciliter les développements. Mais le programme ne serait pas complet sans un concours, pour récompenser les applis les plus innovantes comprenant des produits ST.

Développer du business

"On est vraiment engagé dans ce programme vers les start-up et PME-PMI, avec un partenariat étroit", a promis Thierry Tingaud, président de STMicroelectronics France, lors de la dernière Innovation Night. Mais ce dernier ne s’en cache pas : le but est bien de "développer du business".

Pour donner l’exemple, STMicroelectronics a voulu remettre des trophées à sept PME ou ETI qui intègrent déjà ses composants et collaborent déjà avec le fabricant : Actia (Toulouse), Gys (Laval),  Hapilabs (Hong Kong), IS2T (Nantes), NetAtmo (Paris), TazTag et WyPlay (Marseille).

Dans la salle, 400 personnes, dont 200 entreprises à séduire. A l’étage des démonstrations d’applications et de produits intégrant les produits d’STMicroelectronics. Du jouet robot à la fusée… il y en a partout, mais on ne les voit pas. La ministre de la Recherche et de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, elle, le sait. Elle est venue clore la soirée et promouvoir le programme "Airbus of Chips" de Bruxelles, qui veut relancer l’industrie microélectronique européenne : "l‘objectif est de doubler la production en Europe de puces électroniques moins coûteuses et plus intelligentes, pour atteindre 20 % de la production mondiales, devant celles des Américains, en mobilisant 10 milliards d’euros d’argent privé et territorial". En clair, dire à STMicroelectronics qu’il va falloir aussi investir dans son outil de production.

Aurélie Barbaux

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