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Quotidien des Usines

STMicroelectronics construit une nouvelle extension de son usine de 300 mm à Crolles

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Le fabricant franco-italien de puces STMicroelectronics construit une deuxième extension de son usine de 300 mm à Crolles, près de Grenoble. Le premier module sera achevé au quatrième trimestre 2019 avec la possibilité d’ajouter ensuite d’autres modules pour doubler à terme la capacité de production sur plaquettes de 300 mm.  

STMicroelectronics construit une nouvelle extension de son usine de 300 mm à Crolles
Chantier d'extension de l'usine de STMicrolectronics à Crolles, près de Grenoble
© L'Usine Nouvelle

STMicroelectronics procède à l’extension de son usine Crolles 2 de fabrication de puces sur plaquettes de 300 mm sur son site industriel de Crolles près de Grenoble. L’Usine Nouvelle a accompagné Bruno le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, dans la visite du chantier lors du lancement officiel du programme Nano 2022 le 15 mars 2019.

Un premier module de 1 500 mètres carrés

Le premier coup de pioche a été donné en décembre 2018. Le bâtiment devrait être livré en octobre prochain et l’équipement installé en fonction de la demande du marché à partir du quatrième trimestre 2019. "Il s’agit d’un premier module avec une salle blanche de 1500 mètres carrés, précise à L’Usine Nouvelle Jean-Marc Chéry, président du directoire et directeur général du groupe. Ensuite nous rajouterons des modules identiques à fur et à mesure de la montée de la demande du marché. Nous avons la possibilité de disposer à terme de dix modules de façon à doubler notre capacité actuelle de fabrication de puces sur plaquettes de 300 mm."

Le patron du fabricant franco-italien de puces électroniques, qui compte près de 46 000 personnes dans le monde, dont 10 300 en France, reste discret sur l’investissement. "Depuis trois ans, nous investissons 75% du flux de trésorerie généré par nos activités opérationnelles dans notre outil industriel et nous continuerons à le faire, confie-t-il. En 2018, nous avons prévu d’investir entre 1,2 et 1,3 milliard de dollars. " Le site industriel de Crolles, qui emploie près de 4 000 personnes, en est l’un des gros bénéficiaires avec un investissement de 250 à 300 millions de dollars prévu en 2018 selon les confidences de Jean-Marc Chéry.

En plein boom ces deux dernières années avec des croissances de 19,7% en 2017 et 15,8% en 2018, STMicroelectronics a déjà procédé à une première extension de 1 600 mètres carrés de son usine Crolles 2 pour répondre notamment à l’explosion de son activité d’imageurs spécialisé qui équipent, entre autres, les deux dernières générations d’iPhone. Cette extension combine un nouveau bâtiment et une partie de l’usine Crolles 1 de 200 mm reconvertie en 300 mm, portant la capacité aujourd’hui à 5 600 tranches par semaine.

En quête de subsides publics

La nouvelle extension sera dédiée à la production des imageurs spécialisés mais aussi de circuits automobiles comme les processeurs de Mobileye, les microcontrôleurs en 40 nanomètres et les prochains microcontrôleurs en technologie FD-SOI de 28 nanomètres avec mémoire à changement de phase embarquée actuellement en échantillonnage. "Nous tenons à ce que la production soit équilibrée entre trois marchés : l’automobile, l’industriel et les mobiles, souligne Jean-Marc Chéry. Nous ne voulons pas dépendre uniquement des mobiles. Ce serait trop dangereux."

En plus de Crolles, STMicroelectronics est engagé dans l’expansion de ses capacités de production à Tours (mise en place d’une ligne de production de composants en nitrure de gallium), à Agrate, en Italie (création d’une unité de fabrication de composants de puissance sur 300 mm) ou encore à Catane, en Sicile (extension des capacités de production de composants en carbure de silicium). Le groupe place ses espoirs dans le plan européen IPCEI sur la nanoélectronique, dont Nano 2022 est le volet français, pour financer en partie ces projets industriels par des subsides publics de la France et de l'Italie, ce que ce nouveau dispositif européen permet pour la première fois. L'objectif de Jean-Marc Chéry est clair. "Depuis le deuxième semestre 2016, nous récoltons une croissance une fois et demi celle de notre marché grâce aux performances de nos produits, à la qualité de notre organisation et à l'efficacité de notre outil industriel, souligne-t-il. Nous voulons poursuivre notre développement à ce rythme."

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