STMicroelectronics : 4 500 emplois supprimés, production réduite en 2009

Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics a annoncé mardi 27 janvier la mise en place d'un plan d'économies de 700 millions d'euros.

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STMicroelectronics : 4 500 emplois supprimés, production réduite en 2009
Les mesures prévoient la suppression de 4 500 postes dans le monde en 2009 sur un effectif de 45 000 salariés. Cette mesure comprend des départs nouveaux mais aussi des initiatives déjà annoncées comme la fermeture de trois usines aux Etats-Unis (Carrollton et Phoenix) et au Maroc. L'Europe devrait être aussi touchée avec 500 suppressions d'emplois, "principalement en Allemagne et aux Pays Bas". Enfin, 1 600 salariés devraient quitter le groupe en Asie.

Le fabricant prévoit de diviser par deux ses investissements à 500 millions de dollars. Le chiffre d'affaires au premier trimestre 2009 devrait être « compris entre 1,5 et 1,85 milliard de dollars », bien loin du 1,89 milliard prévu.

« Les usines devraient tourner à environ 50% de leur capacité au premier trimestre 2009 », pour faire face à l'effondrement du marché. Selon le groupe, la chute devrait être de 25% en 2009, bien loin du chiffre annoncé par le cabinet Gartner à la mi décembre, autour de 16,3. L'industrie des semi-conducteurs est touchée de plein fouet par la crise automobile. Fin décembre, le groupe avait annoncé la suspension de sa production en Italie, mettant au chômage partiel 8 000 salariés.

786 millions de pertes en 2008
L'objectif du plan est de réduire les coûts du groupe « de plus de 700 millions de dollars et de redimensionner les activités de production ». Il a été annoncé lors de la présentation des résultats du groupe pour le dernier trimestre 2008.

L'entreprise a enregistré une perte de 366 millions de dollars (277 millions d'euros), avec une chute du chiffre d'affaires de 17%. Sur l'année, la perte nette s'élève à 786 millions de dollars. « L'accélération des reports et annulations de commandes et la baisse de la demande » justifient les mauvais résultats du groupe, selon son président Carlo Bozotti.

Chômage partiel accru en France
Selon Alain Dutheil, directeur général du groupe, « les réductions d'effectifs en France seront basées sur des départs volontaires ». Le constructeur compte 10 000 salariés en France et avait déjà pris des mesures de chômage partiel dans les sites de Crolles (Isère), Rousset (Bouches-du-Rhône) et Tours. Sur ce dernier site, un quart des effectifs a appris le 22 décembre sa mise au chômage partiel pour le premier trimestre 2009. La direction avait aussi imposé deux semaines de congés à la fin de l'année 2008.

Pour Marc Leroux, délégué syndical central de la CGT, qui ne dispose pas d'informations officielles concernant la France et l'Europe, « il semblerait néanmoins que nous soyons peu ou pas touchés par cette annonce. Mais la direction française a présenté la semaine dernière deux mesures : l'intensification du chômage partiel au deuxième trimestre et le développement de mesures spécifiques destinées à favoriser les suspensions de contrat durant six mois ou un an, le temps d'une formation ».

Carlo Bozotti reste prudent mais optimiste pour l'avenir : « Même s'il est extrêmement difficile de prévoir quelle sera l'évolution de l'industrie en 2009, nous pensons que cette année pourrait être marquée par des opportunités et des changements fondamentaux, comme la finalisation de notre co-entreprise dédiée aux communications sans fil avec Ericsson Mobile Platforms »

Barbara Leblanc



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