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Stäubli, le plus français des robots suisses

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Installé à Faverges (Haute-Savoie) depuis 1909, le groupe fabrique des robots industriels depuis près de vingt-cinq ans. L’usine profite du savoir-faire du fabricant dans le domaine des ratières pour métiers à tisser. 

Stäubli, le plus français des robots suisses
Le montage final des extrémités des robots est réalisé à la main pour garantir une grande précision.

Les entreprises citées

Qui a dit qu’on ne construit pas de robots en France ? Pourtant Stäubli, une société à capitaux suisses, en fabrique à Faverges (Haute-Savoie). "Cette usine est la plus importante du groupe, explique François Morrisse, le directeur général du site. Et la R & D, comme les directions des trois divisions de l’entreprise, sont réunies à Faverges." L’usine, moderne et discrète – jamais ouverte à la presse jusqu’ici – est à l’entrée du bourg, à quelques kilomètres du lac d’Annecy.

Stäubli occupe 36 500 m2 et emploie 1 200 personnes sur les 4 000 que compte le groupe. L’usine réalise 38% du chiffre d’affaires du constructeur. À l’entrée, une plaque évoque l’ensemble des salariés qui y ont travaillé. Ou comment rappeler l’importance de la main-d’œuvre dans une entreprise qui mise sur l’innovation et la qualité.

"Quand on affirme que l’on fabrique des produits de qualité, interroge François Morrisse, comment atteindre ce niveau si l’on ne met pas nos employés dans de bonnes conditions de travail avec des salaires attractifs ?" L’usine produit des robots industriels, des ratières (le mécanisme servant à commander les lames d’un métier à tisser) et des systèmes de connexion rapide. L’objectif est que chacune des activités représente un tiers du chiffre d’affaires total, qui s’élève à 1 milliard de francs suisses (814 millions d’euros). La fabrication des robots a débuté en 1989, suite au rachat de l’américain Unimation. Dès 1994, Stäubli commence celle de ses propres contrôleurs, maîtrisant ainsi l’ensemble des éléments d’un robot, y compris les articulations, un élément sous-traité par les concurrents. Le suisse joue sur la synergie de ses activités, puisque la technologie de ces articulations s’appuie sur celle des ratières. Dans l’usine, les lignes de production sont différenciées, mais l’organisation est la même et l’automatisation est poussée au maximum.

Automatisation et précision

Stäubli généralise le travail par îlots, avec un passage automatique d’une machine à l’autre. La quarantaine de cellules est organisée en six îlots, chacun d’entre eux n’étant contrôlé que par un opérateur. Même automatisation pour la fabrication des pièces des bielles de transmission ou pour le choix des billes des roulements, au centième de micron près. De l’autre côté de l’allée, l’ambiance change avec le système de traitement thermique dans la masse, destiné à donner les bonnes caractéristiques mécaniques aux pièces. Là aussi, le processus est automatisé. Mais pour le montage des extrémités du robot, on retrouve un homme, car pour ce type de tache, il reste plus précis qu’une machine.

Stäubli ne vise pas le marché des robots de grande taille, sur lequel la concurrence est vive. Une approche teintée de pragmatisme pour cette entreprise de taille intermédiaire (ETI) qui vend environ 3 000 robots par an. Le groupe investit 7% de son chiffre d’affaires en R & D, pour laquelle 350 personnes travaillent. Il a ainsi été le premier à lancer des bras carénés pour travailler dans un milieu propre, comme dans la pharmacie (avec des robots stérilisables), les semi-conducteurs, ou dans des milieux sales. "Nous nous battons contre l’Allemagne et le Japon. Il ne faut surtout pas sombrer dans le fatalisme et se dire qu’on ne saura pas faire", argumente François Morrisse.

Dernière innovation, un concurrent aux robots Delta ou "araignées" à l’architecture inédite, plus rapide et plus facile à intégrer. Ratières et robots sont fabriqués à Faverges. La seule exception concerne la production destinée au marché chinois. Stäubli a ouvert une usine d’assemblage, à Hangzhou. Mais les pièces essentielles sont acheminées depuis la Haute-Savoie. Pour éviter tout risque de contrefaçon… 

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