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Starbucks profite de la baisse des prix du café

Franck Stassi , , ,

Publié le

Starbucks a pris de l'avance sur son programme d’achats de café en s'engageant déjà pour l’exercice 2016. Les prix de la matière première ont perdu 23% en un an.

Starbucks profite de la baisse des prix du café © Starbucks

Starbucks ne perd pas de temps. La première enseigne mondiale de vente de café, qui s’est diversifiée dans la distribution de cafés en grains et les boissons sous licence, a pris de l’avance sur son programme d’achats de café pour l’exercice fiscal 2016, en ayant bloqué ses prix à l’achat à hauteur de 70% de ses besoins pour cette période. En janvier dernier, l’enseigne avait annoncé avoir sécurisé les prix de 94% de ses approvisionnements en café pour l’exercice 2015. Les achats de café représentent environ 10% de ses coûts.

"La patience de notre équipe dédiée au café engendre pour l’exercice 2015 des prix inférieurs inférieurs aux prix moyens du marché. En raison de la récente baisse des prix du café, nous avons verrouillé nos prix pour 2016", a indiqué le président et CEO de Starbucks, Kevin Johnson.

Une technique déjà éprouvée

L’entreprise, qui s’appuie sur un panel de 30 pays différents dans le cadre de son sourcing, bénéficie d’un contexte favorable : le prix indicatif composé de l’Organisation internationale du café a chuté de 23% entre mars 2014 et mars 2015, à 127,04 centimes d’euros la livre. "Nous avons attendu et nous étions patients. Lorsque les prix sont entrés dans notre cible, nous avons répondu à nos besoins pour l’année", se félicite le directeur financier de Starbucks, Scott Maw.

En avril 2014, dans un marché du café fortement haussier, il expliquait déjà la démarche de l’enseigne. "En raison de notre avance pour cette année et pour l'année prochaine, nous avons le luxe de nous accorder un peu de temps pour observer le déroulement des événements au Brésil", indiquait-il alors. Le premier producteur mondial était alors en proie à un important épisode de sécheresse. Mi-avril, les banques néerlandaises Rabobank et ABN Amro ont concomitamment fait part de prévisions de prix orientées à la hausse lors des prochains mois en raison d’incertitudes sur l’état de la récolte au Brésil.

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