Standard Chartered poursuivi pour des relations avec l'Iran

(Reuters) - Standard Chartered est poursuivi aux Etats-Unis dans le cadre d'une procédure qui risque de lui faire perdre outre-Atlantique sa licence bancaire en raison de soupçons de relations d'affaires dissimulées avec le régime iranien.

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Selon une autorité de régulation de l'Etats de New-York, la banque britannique aurait échafaudé un système grâce auquel au moins 250 milliards de dollars de transactions réalisées avec des entités liées au gouvernement iranien ont été camouflées.

La République islamique est l'objet d'une série de sanctions, politiques et économiques, destinées à l'isoler sur la scène internationale.

Les occidentaux soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire, ce que Téhéran dément, affirmant que ses recherches ne visent qu'à maîtriser les usages civils de l'atome.

En aidant Téhéran, Standard Chartered a violé la législation américaine de lutte contre le blanchiment et en engrangeant de copieuses commissions sur les transactions en cause, plusieurs centaines de millions de dollars, selon l'accusation qui ajoute que la banque britannique aurait été aidée par le cabinet Deloitte & Touche, spécialisé dans les audits, qui aurait volontairement omis de transmettre des informations aux autorités.

Les activités qui sont reprochées à la banque seraient survenues au moment même où la banque était l'objet d'une surveillance justifiée alors par d'autres manquements.

Rédaction de New York, Nicolas Delame pour le service français, édité par Matthieu Protard

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