St Mamet se donne un an pour renouer avec les bénéfices

Sous l’impulsion de son nouveau propriétaire, Florac, la marque de fruits en conserves St Mamet va lancer une série de nouveaux produits pour monter en gamme. 

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C’est une nouvelle page qui s’ouvre dans l’histoire de St Mamet. La marque de fruits en conserve, rachetée le 1er octobre par la société de participations Florac, veut retrouver le chemin des bénéfices d’ici à douze mois, selon son nouveau PDG, Matthieu Lambeaux. L’ancien directeur général de Findus Europe du sud souhaite redéployer la marque, qui avait été peu à peu délaissée par son ancien propriétaire, Conserve Italia. Pour 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, l’entité St Mamet a perdu 4 millions d’euros sur un exercice arrêté fin juin 2015, selon la nouvelle direction.

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La méthode Zara pour St Mamet

Pour relancer la marque née en 1953, Matthieu Lambeaux s’est entouré d’anciens responsables de Findus, Leibig et Coca-Cola, constituant une équipe de dirigeants nommée "Malibu", qui possède des parts dans le capital de St Mamet. Leur objectif est de déployer la méthode dite "Zara model", du nom de la marque de prêt à porter. "Cela consiste à lancer de nombreuses innovations pour relancer la marque et créer de la valeur ajoutée, comme nous l’avions fait chez Findus", a expliqué le 20 octobre Matthieu Lambeaux.

St Mamet entend passer de cinq innovations ou lancements de nouveaux produits par an à quarante. La marque va lancer pour 2016 une nouvelle gamme de conserves de pêches et de poires, avec une origine garantie Provence et Languedoc-Roussillon, avec un habillage plus premium, mettant en avant les arboriculteurs travaillant pour le groupe, engagés dans une démarche d’agriculture raisonnée. St Mamet entend également profiter de la forte tendance de consommation pour le snacking, avec une gamme de salades de fruits en morceaux et des berlingos Tetrapack de compotes. La gamme de produits à l’ananas sera aussi entièrement repensée. "L’ananas est aujourd’hui une source de ventes à pertes, à cause de l’évolution de la parité euro/dollar. Nous allons arrêter la vente d’ananas basiques pour aller vers de nouvelles catégories premium", a détaillé Matthieu Lambeaux. Une gamme d’ananas en bâtonnets avec une origine garantie Costa Rica sera bientôt proposée, associés à de la papaye ou de la mangue, dans des conserves en verre.

15 millions d’euros investis à Vauvert

Pour lancer ses nouveaux produits, St Mamet entend privilégier des partenariats industriels. Pour des raisons notamment de coûts et de technologies, ils ne seront pas fabriqués pour l’essentiel dans son usine de Vauvert (Gard), qui emploie 600 salariés. "Nous préférons que les fruits exotiques soient directement conditionnés dans le pays d’origine pour des raisons pratiques et écologiques", a expliqué Joël Derrien, le directeur marketing.

Les compotes en berlingos sont fabriquées en Italie chez Conserve Italia, l’ancien propriétaire, selon les termes d’un contrat exclusif de cinq ans, tandis que les salades de fruits snacking le sont, elles, en Asie. "Nous testons différentes innovations, dans le but ensuite, si les volumes de ventes sont importants, de les fabriquer chez nous à Vauvert", a assuré Matthieu Lambeaux. Un plan d’investissements de 15 millions d’euros est déjà promis sur l’usine, pour moderniser le site et mettre en place de nouvelles technologies, pour l’instant gardées secrètes.

La nouvelle direction entend garder un lien fort avec les 150 arboriculteurs français qui travaillent pour la marque en Languedoc-Roussillon. De nouveaux contrats sont prévus pour replanter certaines variétés de pêchers et se lancer pourquoi dans la production de fruits bios. Le nouveau St Mamet semble bien décidé à sortir de sa longue léthargie…

Adrien Cahuzac

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