Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Agro

"St Mamet appelle les consommateurs à privilégier des achats responsables"

Publié le

Entretien Une vingtaine de salariés de l’entreprise St Mamet a choisi de poser nu pour alerter les consommateurs français sur les distorsions de concurrence qui existent en Europe en matière d’arboriculture. Matthieu Lambeaux, le PDG, revient sur les raisons de cette opération de communication. 

L'Usine Nouvelle - Vous avez lancé un appel à sauver "Saint Mamet" il y a quelques jours sur Facebook, avec une photo choc mettant à nu vos collaborateurs et vous-même. Pourquoi ?

Matthieu Lambeaux - A quelques jours du Salon de l’Agriculture, nous avons lancé cette opération pour alerter l’opinion publique et les consommateurs sur les difficultés de notre filière et particulièrement celle des arboriculteurs avec qui nous travaillons. Nous sommes dans une Europe où les règles sociales et salariales sont différentes selon les pays et cela crée de graves distorsions de concurrence. En France, nous avons un droit du travail, des charges sociales et des règles environnementales plus lourdes qui pénalisent la compétitivité des entreprises et du secteur agricole.

Quels sont vos principaux concurrents ?

Nos arboriculteurs sont concurrencés par les pêches grecques, les poires italiennes et les salades de fruits espagnoles, qui n’obéissent pas aux mêmes cahiers des charges qu’en France et arrivent sur le marché sans contrôle ou presque. Nous subissons une différence de prix entre 20 et 30 % selon les produits, sans compter la nouvelle concurrence chinoise. Les poires chinoises sont jusqu’à 40 % moins chères et il n’y a aucun contrôle sur les produits chimiques qu’elles peuvent contenir comme le bisphénol A.

Le retour à la croissance et à la rentabilité de St-Mamet s’avère-t-il plus difficile que prévu ?

Nous sommes en ligne avec nos objectifs pour l’instant. L’entreprise est dans une bien meilleure situation qu’il y a quelques mois. Nous avons réalisé 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015 et notre objectif est d’atteindre 150 millions d’euros en 2020. Nous ciblons un retour à la rentabilité d’ici à septembre 2016, grâce à quarante nouveaux produits lancés. Mais cela dépendra de nos ventes et des négociations commerciales avec la grande distribution qui se terminent le 29 février. Pour l’instant, nous avons décroché de très bonnes positions en restauration hors foyer. Nous en appelons maintenant aux consommateurs français à privilégier la qualité et les démarches respectueuses de l’environnement dans leurs achats.  

Propos recueillis par Adrien Cahuzac

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle