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L'Usine de l'Energie

SPSE parie sur l'avenir pétrolier de la Méditerranée

Publié le

La Société du pipeline sud-européen réceptionne et stocke le pétrole arrivant à Fos-sur-Mer, avant de l'acheminer vers quatre raffineries. Confrontée aux bouleversements du secteur, elle cherche des vecteurs de diversification.

D es équipements sous-utilisés, mais qui pourraient se révéler bien utiles à l'avenir ! Les pipelines reliant la Méditerranée au Rhin depuis les dépôts de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) peuvent jouer un rôle stratégique. C'est ce qu'affirme Olivier de Tinguy, le président de la Société du pipeline sud-européen (SPSE), créée en 1958 pour transporter le pétrole à partir de Fos-sur-Mer. Dimensionnée à l'origine pour 65 millions de tonnes de pétrole par an, SPSE s'est stabilisée autour de 20 à 23 millions de tonnes. « Pourtant, avec le déclin de la mer du Nord et l'essor de la Caspienne, la Méditerranée redevient une mer pétrolière. Nous avons, à Fos, le seul point de Méditerranée pouvant desservir huit raffineries. Sous réserve d'une fiabilité durable, ce port peut devenir le Rotterdam du Sud », espère-t-il.

Encore faudrait-il que le port de Marseille-Fos en finisse avec les grèves à répétition. « Les derniers mouvements sociaux nous ont fait perdre 1 million de tonnes. La raffinerie de Karlsruhe a préféré s'approvisionner via le port italien de Trieste », explique le PDG de SPSE. Le manque de fiabilité du port aurait coûté, ces dernières années, « plusieurs dizaines de millions d'euros » aux compagnies pétrolières. Olivier de Tinguy attend beaucoup de la réforme portuaire, en espérant que la gestion des terminaux pétroliers ne sera pas filialisée, comme cela avait été un temps envisagé.

DES REVENUS DIVERSIFIÉS

Des groupes pétroliers, chimiques et gaziers étudieraient une reprise éventuelle de ces terminaux en cas d'appel d'offres. « SPSE pourrait assurer la prestation pour l'ensemble des opérateurs », plaide Olivier de Tinguy.

La société est d'autant plus intéressée qu'elle tire déjà 22 % de ses recettes de son activité de stockage. A Fos, elle possède quarante réservoirs d'une capacité totale de 2,26 millions de mètres cubes. « Nous refusons des demandes toutes les semaines », précise Olivier de Tinguy. SPSE dispose de 60 hectares pour de nouveaux réservoirs. L'an dernier, SPSE a réalisé un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros. « L'augmentation des tarifs de transport et les tensions sur le marché du stockage devraient nous amener à 57 millions d'euros en 2008 », prévoit Olivier de Tinguy.

Outre le stockage, le transport assure encore 56 % du chiffre d'affaires. L'activité ne devrait plus se développer, sauf si le pipeline entre Fos-sur-Mer et Karlsruhe, arrêté et rempli d'un gaz inerte depuis 1986, transporte un jour, un autre produit, par exemple du CO2. « L'opportunité existe, d'autant plus que construire un nouveau pipeline en France s'avère très compliqué », remarque le président de SPSE.

Le reste des revenus de la société, soit 22 %, provient de la gestion de dépôts pour le raffineur indépendant Petroplus et Total Petrochemicals, de location de lignes ou de prestations de services, tels l'étalonnage de débitmètres et l'échantillonnage sur les produits pétroliers. .

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