Spotify pourrait être valorisé plus de 25 milliards de dollars pour ses débuts boursiers

LONDRES/NEW YORK (Reuters) - Spotify, numéro un mondial de la musique en ligne, pourrait être valorisé plus de 25 milliards de dollars (20,4 milliards d'euros) lors de sa première cotation à la Bourse de New York mardi selon les indications de cours disponibles, mais le titre risque ensuite de connaître des débuts boursiers en dents de scie après une procédure d'introduction inhabituelle.
Partager
Spotify pourrait être valorisé plus de 25 milliards de dollars pour ses débuts boursiers
Spotify, numéro un mondial de la musique en ligne, pourrait être valorisé plus de 25 milliards de dollars (20,4 milliards d'euros) lors de sa première cotation à la Bourse de New York mardi selon les indications de cours disponibles, mais le titre risque ensuite de connaître des débuts boursiers en dents de scie après une procédure d'introduction inhabituelle. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

L'action du groupe créé par le Suédois Daniel Ek était indiquée entre 145 et 155 dollars alors que le New York Stock Exchange (NYSE) a fixé lundi soir un prix de référence de 132 dollars.

Ce dernier correspond à une valorisation globale de l'entreprise de plus de 23 milliards de dollars, déjà supérieure à celle d'environ 20 milliards qui a servi de référence en février à plusieurs transactions hors marché entre des actionnaires existants.

Spotify, fondé il y a dix ans, n'a jamais réalisé le moindre dollar de bénéfice financier mais revendiquait 71 millions d'utilisateurs fin 2017, ce qui en fait un acteur incontournable du marché mondial de la musique.

La société a choisi pour son entrée en Bourse une procédure dite de "cotation directe", par opposition à celle de l'offre publique de vente (IPO). Elle a donc renoncé à lever des capitaux frais - ce dont elle dit ne pas avoir besoin - tout en économisant les commissions qu'empochent généralement les banques lors des IPO.

Les actionnaires existants ne peuvent céder des titres sur le marché qu'à partir de mardi et à l'inverse, les investisseurs intéressés par une entrée au capital ne peuvent acheter des actions qu'à partir du moment où le titre est effectivement coté. Un processus qui conduit certains observateurs à anticiper une forte volatilité.

Dans une lettre publique aux salariés, Daniel Ek a expliqué s'attendre à "des hauts et des bas", expliquant que "parfois nous réussissons, parfois nous trébuchons".

De son côté, Thomas Farley, le président du NYSE, a déclaré à la chaîne de télévision CNBC que l'opérateur boursier n'était "pas pressé" de coter l'action Spotify et qu'il faudrait peut-être attendre la mi-séance pour assister aux premières transactions.

Le cours d'ouverture sera déterminé au vu des ordres d'achat et de vente collectés par le NYSE auprès des courtiers et opérateurs, en tenant compte du cours de référence retenu.

Spotify n'a pas engagé de syndicat bancaire chargé de superviser le placement des titres, comme c'est l'habitude, mais Citadel Securities a été lui engagé comme teneur de marché pour établir le cours d'ouverture sur le NYSE, avec le concours de Morgan Stanley.

(Stephen Nellis, Wilfrid Exbrayat et Marc Angrand pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Nouveau

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Joindre les deux bouts

Joindre les deux bouts

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix revient sur la grève du Joint Français qui au début des années 70 a enflammé la Bretagne.

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

Détectez vos opportunités d’affaires

94 - Champigny-sur-Marne

Acquisition de matériels de nettoyage

DATE DE REPONSE 16/02/2022

+ de 10.000 avis par jour

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS