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Sparkling affine son offre de reprise pour les centrales à charbon EON

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Soutenu par deux partenaires de poids, dont EDF, la jeune société spécialisée dans l’énergie confirme son intérêt pour quatre centrales françaises d’EON.

Sparkling affine son offre de reprise pour les centrales à charbon EON © ianrthorpe - Flickr - c.c.

Sparkling Capital a sorti ses atouts maîtres pour convaincre le géant allemand. Tout d’abord son partenariat avec EDF, poids lourd du marché de l’électricité en France. Dans un communiqué publié lundi 23 juillet, la société française fournit - avec parcimonie - des détails sur son partenariat avec l’opérateur historique. Il doit couvrir "les aspects techniques, environnementaux et sociaux de l'offre", sans plus de précisions.

Son deuxième allié est le groupe d’ingénierie français Warmar, spécialisé dans les technologies pour les turbines électriques et aéronautiques. Ce second partenaire, dont il n'avait pas encore fait mention, a conclu un accord "financier et industriel qui prévoit que Wamar entre au capital de Sparkling Capital pour les besoins de l'opération de reprise".

Tous deux "se sont formellement engagés pour l'accompagner dans la réalisation de son projet".

Préserver l'intégralité des emplois

Le deuxième argument de Sparkling pour convaincre de la solidité de son offre : fort de ce double partenariat technique et financier, son projet permettrait de "préserver l'intégralité des emplois menacés par la fermeture des sites" et d'investir plus de 350 millions d'euros pour rénover les centrales concernées et prolonger de 30 ans leur exploitation.

De quoi séduire à la fois les employés des sites menacés et les pouvoirs publics, plus que jamais préoccupés par la "réindustrialisation" Mais cela suffira-t-il à EON ?

En effet, les sites concernés sont ceux de Saint-Avold en Moselle (avec deux unités de production), les centrales à charbon de Hornaing (Nord) et de Lucy, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), composées chacune d'une seule unité. Or, EON France expliquait fin juin que ces centrales à charbon, issues de la SNET (Société nationale d'électricité thermique), sont condamnées à cause du durcissement prévu l'an prochain de la législation environnementale européenne.

En tout, elle projette de fermer 5 unités au charbon, sur les 7 qu'elle exploite actuellement dans l'Hexagone. Le groupe avait donc émis de sérieux doutes quant à la pérennité de ce projet pour "des actifs d'ancienne génération dont l'intérêt socio-économique et environnemental est contestable", selon ses propres termes.

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1 commentaire

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24/07/2012 - 11h06 -

Je ne crois pas du tout qu’EON acceptera l’offre de Sparkling. Au mieux et selon la logique des choses, ils pourraient lâcher Lucy. Mais ça m’étonnerait. Vendre pour une somme dérisoire les centrales, revient à donner son savoir-faire et sa technologie à un futur concurrent, ce qui est une hérésie ! EON ne lâchera pas Saint Avold, surtout s’ils comptent y garder un tranche en activité. Quant à Hornaing et Lucy, les centrales ont toutes deux plus de 40 ans. C’est l’âge auquel on les rase, habituellement. Enfin, je ne suis pas certain que l’implication directe d’EDF aide à faire passer le dossier. On verra bien !
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