Spanghero : transmission des deux offres de reprise partielle au tribunal de commerce

L’administrateur judiciaire de Spanghero a annoncé le 5 juin qu’il transmettrait le 6 juin les deux offres de reprise partielle de l’entreprise au tribunal de commerce de Carcassonne. Ce dernier a 15 jours pour trancher quant au sort de l’entreprise de Castelnaudary (Aude), abattue par le scandale de la viande de cheval survenu début février.

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Spanghero : transmission des deux offres de reprise partielle au tribunal de commerce

Il les juge toujours insuffisantes, mais il les transmet. Le 5 juin après-midi, l’administrateur judiciaire de Spanghero a informé les salariés en comité d’entreprise qu’il transmettrait le 6 juin au tribunal de commerce de Carcassonne les deux offres de reprise partielle de l’entreprise de Castelnaudary (Aude). Ce dernier a 15 jours pour trancher.

Le tribunal avait placé le 19 avril Spanghero en liquidation avec poursuite d’activité de trois mois, à la demande du propriétaire, la coopérative basque Lur Berri. "Nous continuons l’activité, mais désormais seulement 40 salariés travaillent sur le site", note le secrétaire du comité d’entreprise Jérôme Lagarde. Le 28 mai, l’administrateur judiciaire de Spanghero avait annoncé au comité d’entreprise un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) concernant les 240 salariés de l’entreprise agroalimentaire. Il avait laissé jusqu’au 5 juin à midi aux salariés d’un côté, au fondateur Laurent Spanghero de l’autre, pour améliorer leurs dossiers de reprise partielle, jugés trop faibles financièrement.

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Le dossier de Laurent Spanghero, fondateur de l’entreprise en 1970, contient selon son avocat Christophe Lèguevaques, un apport en fonds propres de plus de 1 million d’euros ainsi qu’un accord avec une société d’affacturage (qui finance la trésorerie par des avances sur les créances clients), pour financer le besoin en fonds de roulement de la première année. "L’aide du conseil régional a été intégrée au dossier", précise l’avocat. Car la région Languedoc-Roussillon avait assuré le 4 juin accompagner "le projet de reprise qui sera retenu par l’administrateur judiciaire en apportant une aide de 6 200 euros par salarié effectivement repris en 2013 et en 2014".

La nouvelle société s’appellerait L’usine nouvelle de Castelnaudary

Le projet de Laurent Spanghero préserverait "une centaine d'emplois dans l’immédiat" selon Christophe Lèguevaques, au travers d’activités de découpe de viande et de fabrication de plats cuisinés et d’une nouvelle gamme végétale, liée à l’activité développée par Laurent Spanghero via la jeune entreprise Nutrinat. La nouvelle société s’appellerait L’usine nouvelle de Castelnaudary. "Nous avons des lettres d’intention de distributeurs comme Leclerc, Système U, Carrefour, ajoute l’avocat. Nous continuons à travailler avec d’autres investisseurs et un importateur italien..."

Laurent Spanghero, qui tient à "laver l’affront" fait à son nom, prévoit le rachat du nom. Il a par ailleurs reçu la semaine dernière le soutien du restaurateur audois Gilles Goujon, 3 étoiles au Michelin, volontaire pour du conseil bénévole sur le développement des produits.

Mobilisation des salariés

En attendant le verdict du tribunal de commerce de Carcassonne, la procédure de plan de sauvegarde de l'emploi suit son cours et les salariés sont repartis déçus de la réunion du comité d’entreprise et des conditions de départ avancées. "Lur Berri n’a même pas assisté à la réunion, lance Jérôme Lagarde. Nous demandions trois mois de salaire par année d’ancienneté, Lur Berri propose seulement 1 000 euros... Sur la mutuelle et la prime de fin d’année, nous discutons encore."

Les salariés tentent de faire pression sur Lur Berri : jeudi matin, un collectif d’une trentaine de salariés de Spanghero bloquait l’accès à l’usine de Saint-Geours-de-Marennes (Landes) de Labeyrie, qui appartient au groupe Lur Berri.

Sylvie Brouillet

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