Quotidien des Usines

Spanghero, mis en liquidation avec poursuite d’activité, cherche un repreneur

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L’entreprise n’a pas survécu au scandale de la viande de cheval. Le tribunal de commerce de Carcassonne a placé en liquidation l'entreprise de transformation de viande et de fabrication de plats cuisinés de Castelnaudary. Le liquidateur a trois mois pour trouver un repreneur.

Spanghero, mis en liquidation avec poursuite d’activité, cherche un repreneur © Virtual Ern - Flickr - C.C.

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Secouée depuis le début du mois de février par le scandale de la viande de cheval, Spanghero a été placée ce vendredi 19 avril en liquidation judiciaire, avec la possibilité de poursuivre ses activités pendant trois mois, période renouvelable une fois. C’est ce que confirme cet après-midi à "L’Usine Nouvelle" Jérôme Lagarde, délégué FO de l’entreprise, entouré des salariés... "Les salariés s’attendaient bien à quelque chose, mais pas directement à une liquidation..."

"L'objectif de la période de continuité d'activité est de trouver un repreneur", indique un communiqué de l’entreprise. Spanghero, dans le groupe coopératif Lur Berri depuis 2009, employait 330 salariés à la fin 2012 à Castelnaudary. Après la suspension durant quatre jours de ses agréments sanitaires, Spanghero avait pu reprendre son activité, mais avait demandé à être placé sous procédure de sauvegarde le 27 février. Le 28 mars, cinq mesures destinées à "assurer la pérennité de l’entreprise" avaient été annoncées, dont la nomination d’un nouveau directeur général.

La direction a dû demander la conversion de la procédure de sauvegarde. "Aujourd’hui, Spanghero enregistre un recul de chiffre d'affaires de 50 % et affiche de lourdes pertes, indique le président du conseil d'administration Barthélémy Aguerre. Il appartiendra à l’administrateur judiciaire de mettre en place un plan social pour adapter l’emploi au niveau d’activité."

Jérôme Lagarde (FO) confirme le peu d’activité et craint la dimension du plan de sauvegarde de l’emploi annoncé. "Actuellement, il y a seulement 80 salariés qui travaillent. Aux plats cuisinés, c’est une semaine par mois..."

Dès avant le scandale de la viande de cheval dans les lasagnes, l’entreprise audoise ne se portait pas bien. Le président Barthélémy Aguerre annonce avoir, "après un rachat dans une situation de quasi-faillite", "investi et réorganisé l’entreprise, dont le résultat était revenu à l’équilibre en 2012". Mais l’exercice 2011-2012, clôturé au 30 juin 2012, s’était conclu par une perte nette de 3,661 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 78,9 millions d’euros, le tout sur un exercice de... 18 mois.

Pour apurer les pertes, une assemblée générale extraordinaire au siège social de Lur Berri avait procédé le 31 décembre 2012 à une opération de réduction-augmentation de capital, menée par Luc Berri et Arcadie Sud-Ouest, société également contrôlée par Lur Berri.

Sylvie Brouillet

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