Spanghero : le tribunal retient l’offre de reprise partielle de Laurent Spanghero

Le tribunal de commerce a choisi de retenir l’offre présentée par le fondateur Laurent Spanghero, qui projette de reprendre une activité de plats cuisinés et de transformation de viande avec une centaine de salariés sur 230 environ. Le plus dur reste à faire : signer des clients et relancer la production, actuellement au point mort.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Spanghero : le tribunal retient l’offre de reprise partielle de Laurent Spanghero

"Ça valait la peine de mener tous ces efforts", lance vendredi 5 juillet, à 11h30 ,Laurent Spanghero, dont l’offre de reprise partielle de l’usine Spanghero de Castelnaudary (Aude) vient d’être retenue par les juges du tribunal de commerce de Carcassonne. "J’attends encore de voir les attendus du tribunal. Le plus difficile reste à venir", reconnaît-il.

Production à l'arrêt depuis le 1er juillet

Le repreneur est arrivé en fin de matinée sur le site emblématique de l’entreprise qu’il a fondée en 1970. "Environ 120 salariés étaient réunis à l’usine, explique Jean Aparicio, délégué Force ouvrière. Les salariés sont partagés entre espoir et déception, poursuit ce responsable production qui soutenait le projet concurrent Delpeyrat-Deveille. C’est mieux que rien, que la fermeture, mais les ateliers sont vides. Depuis lundi 1er juillet, plus rien ne tourne. Je ne crois pas au coup de baguette magique..." "La nouvelle a été accueillie mi-figue mi-raisin, confirme le secrétaire du comité d’entreprise Jérôme Lagarde. Aujourd’hui, l’usine est éteinte..."

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Rééchelonnement du crédit-bail

L’offre de Laurent Spanghero l’a emporté sur le projet Delpeyrat-Deveille, pas retenu mardi 2 juillet par le tribunal de commerce de Carcassonne, faute d’avoir réussi la renégociation du crédit-bail avec les banquiers. Car l’entreprise avait emprunté auprès de trois banques pour construire pour 15 millions d'euros l'usine de Castelnaudary en 2007-2008, juste avant la vente à la coopérative basque Lur Berri en 2009. Elle devait encore près de 11 millions d’euros sur dix ans... Laurent Spanghero, soutenu par les investisseurs Investimo et Investeam, avait réussi "au bout de deux mois de négociation", précise-t-il, à obtenir un accord avec les banquiers pour rééchelonner sur le plus long terme le crédit-bail et éviter de rembourser une annuité supérieure à 1 million d’euros.

Maintien de 90 emplois sur 224

Sous le nom Les Saveurs Occitanes, le projet de reprise partielle de Laurent Spanghero, qui dit disposer "de 5,5 millions d’euros de ressources soit trois fois le besoin en fonds de roulement", concerne 90 emplois sur les 224 actuels, et repose sur une double activité de plats cuisinés et de transformation de viande.

À présent, Laurent Spanghero et son équipe - il doit recruter rapidement un directeur général - doivent indiquer la liste des salariés repris. Le conseil régional Languedoc-Roussillon a d’ailleurs promis d’accorder au repreneur retenu par le tribunal de commerce une aide de 6 200 euros par salarié repris en 2013 et en 2014...

Le plan de sauvegarde de l'emploi se poursuit parallèlement : "Une fois cette liste connue, les reclassements pourront être proposés", note Jean Aparicio. "105 CDI ont été proposés par Lur Berri dans tout le groupe, précise Jérôme Lagarde, ainsi que des CDD et emplois saisonniers. Il y en a notamment huit en Ecosse et d’autres chez Jacques Poujol, chez Arcadie. Les plus proches se trouvent à Castelsarrasin." Le groupe coopératif Lur Berri emploie 4 500 salariés.

Sylvie Brouillet

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER L’actu de vos régions
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS