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L'Usine Aéro

Space Launch System, la fusée super lourde de la Nasa, ne sera pas prête pour sa première mission lunaire

Rémi Amalvy , ,

Publié le

Rien ne va plus pour Space Lauch System, la fusée super lourde de la Nasa. Son développement prend plus de temps que prévu, et elle pourrait ne pas être prête pour sa première mission sur la Lune en juin 2020. L'agence spatiale américaine envisage donc d'utiliser des lanceurs privés, chose impensable jusqu'alors.

Space Launch System, la fusée super lourde de la Nasa, ne sera pas prête pour sa première mission lunaire
Le Space Launch System risque de ne pas être prêt pour sa première mission
© Nasa

Contre toute attente, la Nasa pourrait mettre de côté son SLS (pour Space Launch System), un projet de grande envergure qui, depuis 2011, a déjà coûté la bagatelle de 14 milliards de dollars. Durant une audition devant le Sénat américain le 13 mars, l’administrateur de l’agence spatiale Jim Bridenstine a laissé entendre que le super lanceur ne serait pas prêt pour juin 2020, date à laquelle il est censé envoyer la capsule Crew Orion sur la Lune.

Il a cependant précisé que cette mission ne devait pas être retardée, et qu’une autre fusée devrait être utilisée si nécessaire. "Nous devons envisager toutes les options pour atteindre notre objectif" a-t-il déclaré. "Certaines incluent d’envoyer Orion sur un lanceur privé".

Retard après retard

Initialement prévue pour 2017, le programme EM-1 (pour Exploration Mission 1) devait permettre de dévoiler les capacités de SLS, annoncée comme la fusée la plus puissante jamais développée. Si le premier aller-retour devait être inhabité, son succès aurait permis par la suite d’envoyer un équipage sur la Lune. Mais le développement a pris beaucoup de retard. Encore récemment, la Nasa prévoyait de repousser le lancement après 2020.

L’annonce de Bridenstine de changer de fusée tombe donc comme un coup de massue pour la communauté aérospatiale américaine. Selon lui, le développement de SLS est "très compliqué" et "va prendre un peu plus de temps" qu'annoncé initialement. Cependant, "aucune fusée actuelle ne peut envoyer Orion et le module de service européen [qui fournit de l’énergie et des réserves d’eau et d’air, ndlr] sur la Lune. C’était la fonction de SLS".

La Nasa prévoit donc d’envoyer EM-1 en deux fois. Une première fusée lancera Orion et le module dans l’espace, tandis qu’une deuxième enverra un étage de propulsion, qui permettra à la capsule de sortir de l’attraction terrestre et de partir vers la Lune. Si Bridenstine n’a pas donné de nom, deux lanceurs lourds pourraient faire l’affaire. Le Falcon Heavy de SpaceX et le Delta IV Heavy d’United Lauch Alliance. Cette dernière a d’ailleurs déjà envoyé la capsule en orbite en 2014, durant l’ Exploration Flight Test-1.

Coupes dans le budget

SLS est régulièrement la cible de critiques. Les sommes astronomiques englouties dans son développement et les retards accumulés ont fini par agacer l’administration américaine. Dans la proposition de budget publiée le 11 mars, celle-ci a demandé une coupe de 375 millions de dollars sur les plus de 2 milliards alloués pour 2020, qui devaient notamment servir à la création d’une deuxième version du lanceur, encore plus puissante (130 tonnes de capacité contre 95 pour le premier modèle).

Malgré tout, Bridestine a tenu à soutenir son lanceur. "SLS est un élément essentiel que les États-Unis se doivent de construire". Ce n’est cependant pas à la Nasa de décider de l’avenir de l’engin, mais au congrès américain, qui vote le budget spatial. Pas sûr cependant qu’ils décident de l’enterrer. Chapeauté par Boeing, le développement concerne au moins 1 000 sous-traitants sur 43 États du pays.

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