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SOUS-TRAITANCEAGS joue dans la cour des grandsLe petit groupe de sous-traitance poursuit ses investissements dans le raboutage laser pour faire face à la demande.

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SOUS-TRAITANCE

AGS joue dans la cour des grands

Le petit groupe de sous-traitance poursuit ses investissements dans le raboutage laser pour faire face à la demande.



Le projet est lancé. La société ATS, à Sézanne, dans la Marne, accueillera son deuxième équipement de raboutage laser en mars, soit à peine un an et demi après la mise en route du premier... En effet, ce dernier tourne à plein. Les demandes des constructeurs d'automobiles, seul secteur à recourir à cette technique pour le moment, affluent. Si Renault a été le premier, Ford, Opel, Volvo et Peugeot se sont ajoutés à la liste des clients (directs ou indirects). En quinze mois, la PMI a réalisé près de 100 000 pièces pour un volume d'affaires de 2 millions de francs. Soit 6 % de son chiffre d'affaire total, qui s'élève à 34 millions pour 1998. Et les choses devraient s'accélérer en 1999. Désormais convaincu du savoir-faire de la société, Renault prévoit d'intensifier ses commandes. C'est d'ailleurs avec Renault que tout a commencé. ATS découpait pour eux des flans de raboutage, ce qui lui a permis de " sentir qu'il y avait quelque chose à faire de ce côté ", selon les termes de son P-DG, Marcel Ferreira. Et le centre de réalisation des prototypes du constructeur l'a aidé dans le choix de son équipement. " Au départ, le raboutage n'était pour nous qu'une expérience et une aventure ", ne cache d'ailleurs pas Marcel Ferreira. Et pour cause : l'entreprise était (et est toujours) la seule de sa catégorie à s'aventurer sur ce terrain. Jusque- là, la technologie était restée l'apanage des sidérurgistes et des constructeurs d'automobiles. Mais les installations de production de ceux-ci saturaient. Et leur réactivité faisait souvent défaut. Tandis que " ATS travaille à façon pour les essais de faisabilité, la mise au point des outillages ou les montées en cadence ", expose Jean-Philippe Joubert, responsable de l'unité matière chez Renault. Elle se limite ainsi aux petites séries, de 5 à 1 000 pièces.

Des pionniers à l'affût de l'innovation

Pour son deuxième équipement, la PMI marnaise met la barre encore plus haut. Le laser, une source Trumpf cinq axes de 3 kilowatts qui permet également de faire de la découpe en trois dimensions, sera certes identique au premier. Mais la nouvelle table, conçue dans le cadre d'un accord tripartite avec le constructeur et le fournisseur, permettra de souder les tôles sur des trajectoires en courbe ou en ligne brisée. Une option sur l'avenir : la technologie n'est pas encore ancrée dans les moeurs des constructeurs d'automobiles. Marcel Ferreira ne s'en inquiète pas. " Notre politique consiste à être toujours à l'affût des innovations, confie-t-il, même si cela comporte des risques. " Bien avant le raboutage, ATS et les trois autres sociétés qui composent AGS, le groupe familial qu'il a créé, avaient figuré parmi les pionniers de l'électroérosion, en 1972, et de la découpe au jet d'eau, en 1989. Une politique d'ailleurs clairement affichée au travers des investissements : près de 33 millions de francs au cours des deux dernières années. Alors que le chiffre d'affaires de ce petit groupe de mécanique employant 104 personnes s'est hissé à 90 millions en 1998. Quant à ATS, que son P-DG tient pour être le fleuron d'AGS, elle aura engloutit 22 millions, mais ne représente qu'un peu plus du tiers du chiffre d'affaires du groupe ! " C'est contraire à ce que préconisent les manuels d'économie, mais ça marche ", se félicite Marcel Ferreira. Le chiffre d'affaires du groupe s'est accru de plus de 50 % au cours des cinq dernières années. Qui plus est, ses sociétés ont toujours été bénéficiaires. Une fierté, pour cet autodidacte, ajusteur de formation.



Un groupe familial

Le groupe AGS se compose de quatre sociétés, toutes créées par Marcel Ferreira. Aujourd'hui, ses deux frères, autodidactes comme lui, sont à la tête de trois d'entre elles.

CFP : création en 1971. Chiffre d'affaires : 22 millions de francs; 25 employés. Activité : mécanique de précision (usinage à grande vitesse), électroérosion à fil et par enfonçage.

OPN : création en 1978. Chiffre d'affaires : 20 millions de francs; 28 employés. Activité : tôlerie fine (poinçonnage), découpe laser.

ANA : création en 1985. Chiffre d'affaires : 1 million de francs; 2 employés. Activité : rectification. Cette structure est maintenue telle quelle dans une perspective de croissance externe.

ATS : création en 1989. Chiffre d'affaires : 34 millions de francs; 42 employés. Activité : découpe au laser et au jet d'eau, électroérosion, raboutage.

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