Sous-traitance electronique : Arol technologies reprend ars industrie

Désigné pour reprendre Ars Industrie, Arol Technologies investit 10 millions de francs afin de relancer l'activité et de renforcer les structures existantes.

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Le chiffre d'affaires stagnait depuis plusieurs années autour de 80 millions de francs et l'entreprise perdait de l'argent depuis deux ans. Fragilisée par une succession d'exercices en demi-teinte, Ars Industrie n'aura pas résisté aux mauvais résultats de 1995. Jean-Pierre Vittot, qui la dirigeait depuis plusieurs années, a jeté l'éponge et déposé le bilan début 1996. Parmi les repreneurs pressentis, c'est le groupe Arol Technologies qui a été choisi pour reprendre les activités d'Ars Industrie (assemblage de cartes en petite et moyenne séries et de sous-ensembles électroniques), mais aussi celles de Cadrex (production de circuits imprimés) et Amic (câblage). L'ensemble représente 160 salariés répartis dans des unités situées à Aiton, Epierre, Aiguebelle (Savoie) et Thônes (Haute-Savoie). Pascal Nadobny, P-DG de la société holding Arcade Développement, qui contrôle Arol Technologies (une société anonyme au capital de 4 millions de francs), a rapidement pris des mesures pour faire repartir la PMI de l'avant. L'essentiel des effectifs est maintenu, mais les 160 salariés ont été répartis dans deux structures indépendantes : 115 dans Ars Electronique, qui se spécialise dans la conception et la production de cartes et produits électroniques, 45 dans Arol Circuits, qui se consacre à la fabrication de circuits imprimés. D'après le nouveau P-DG, qui a décidé d'investir 10 millions de francs dans les mesures de relance, la période actuelle est propice au redémarrage, " car les grands groupes ont tendance à externaliser la production de cartes et de sous-ensembles électroniques auprès de spécialistes ". Désireuse de s'impliquer en amont avec les donneurs d'ordres, Arol leur propose dorénavant la réalisation de fonctions complètes. Malgré son accident de parcours, la PMI reste un des leaders de la sous-traitance électronique française puisqu'elle insère environ 5 millions de composants par mois et en pose près de 2 millions selon la technologie CMS. Et elle teste près de 20 000 cartes par mois grâce à des équipements automatiques particulièrement sophistiqués. La nouvelle direction a décidé d'investir dans une unité de 4 500 mètres carrés, qui produira des circuits imprimés d'une finesse de définition inférieure à 100 microns. Le projet devrait permettre d'accroître la capacité de production de 30 % et de créer trente emplois sur le site d'Aiguebelle d'ici deux à trois ans.

Une équipe de développement étoffée

Ayant maintenu à son poste l'ex-secrétaire général de l'entreprise, Pascal Nadobny a affermi l'encadrement en recrutant un directeur financier et un directeur industriel pour l'activité " circuits ". L'équipe de développement, renforcée, compte dorénavant une douzaine de techniciens, dont cinq ingénieurs : deux en conception CAO, deux en développement logiciel et test, et un spécialiste de l'industrialisation. Fournissant des groupes essentiellement français dans l'automobile (Valeo), l'électroménager (Ciapem), l'électromécanique (Schneider Electric, Arnould), les produits grand public (Tefal, Somfy), l'électronique (Gemplus). La PMI va intensifier son effort à l'étranger. A commencer par la Suisse, l'Allemagne et l'Italie.



Soucieux de consacrer toute leur énergie au redémarrage de l'entreprise, les nouveaux actionnaires d'Ars vont provisoirement mettre en sourdine Siralp Electronic, le GIEE (groupement d'intérêt économique européen) créé en 1994, en relation avec l'entreprise italienne Sigma Elettronica, afin d'optimiser la fonction des achats. Cette dernière vient d'ailleurs elle aussi de changer d'actionnaires.Michel QUERUEL

USINE NOUVELLE N°2555

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