Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

Sous le joug des contraintes budgétaires, Safran cesserait de produire le missile du Rafale

Hassan Meddah , , , ,

Publié le , mis à jour le 17/04/2014 À 08H10

Sans commandes supplémentaires, le missile air-sol de moyenne portée (AASM), produit à l'usine de Montluçon de Safran, pourrait voir sa production arrêtée en 2016, alors que la DGA continue à travailler sur cet armement.

Sous le joug des contraintes budgétaires, Safran cesserait de produire le missile du Rafale © MBDA

C'est la fierté dans le domaine des missiles chez Safran: le missile AASM qui équipe le Rafale. Ce missile air-sol de moyenne portée, a été tiré 225 fois lors du conflit libyen en 2011 et l'industriel vante sa précision de l'ordre du mètre grâce au guidage inertiel dopé au GPS. Et pourtant le missile pourrait ne plus être produit à partir de 2016, révèle l'édition des Échos datée du 15 avril. La raison : les contraintes budgétaires liées à la Loi de programmation militaire (LPM) qui prévoit la livraison de 538 missiles sur la période 2014-2019.

"Compte tenu de la cadence actuelle, un peu plus de 18 par mois, et de la quantité déjà produite, le dernier missile sortira de l'usine Sagem de Montluçon, en Auvergne, en mai 2016. Une centaine d'emplois sont concernés sur ce site et un peu plus en région parisienne", précise le quotidien économique. Ni Safran ni Dassault Aviation n'ont souhaité s'exprimer. Pourtant, le missile semble bien faire parti des plans d'avenir du Rafale. Ainsi, lors d'essais réalisés il y a seulement quelques mois dans une configuration lourdement armée, l'avion de combat français était encore équipé de 6 missiles AASM en plus de missiles air-air MICA et de missiles Météor de très longue portée.

[Actualisation - 17/4 - 8h10 ] : Par ailleurs, la qualification l’an dernier de la version à guidage laser montre également que la DGA continue à travailler sur cet armement. Enfin, le standard F3R du Rafale lancé en début d’année prévoit une évolution de la conduite de tir AASM.

Pour donner un avenir au missile, le quotidien économique évoque la possibilité de le porter sur d'autres appareils notamment le Mirage 2000 ou encore le F-16 américain. Toutefois, cela soulève la question des financements des frais d'études pour de telles adaptions. D'autant que la LPM ne prévoit pas une telle opération. Aujourd'hui, l’Armée de l’air royale marocaine bénéficie du missile air-sol pour équiper ses Mirage F1.

Le missile AASM est produit à l'usine de Sagem (groupe Safran) de Montluçon. Il peut être tiré jusqu'à 60 km de sa cible contre 15 Km environ pour les missiles à guidée laser. Safran travaille sur d'autres équipements liés à l'industrie des missiles notamment les autodirecteurs des missiles MICA. Selon une publication du sénat, le coût total du programme du missile AASM s'est élevé à 592,2 millions d'euros avec un prix unitaire (hors développement) de 164 000 euros.

Hassan Meddah

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle