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L'Usine Santé

Sothys, une certaine image de la France

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La société corrézienne a conquis 120 pays avec ses produits cosmétiques distribués dans les instituts et les spas.

Sothys, une certaine image de la France
Sothys possède15 filiales et15 000 points de vente dans le monde

Paris, 163, rue du Faubourg-Saint-Honoré. L’aventure mondiale de Sothys, qui vantait en vitrines ses produits biologiques de beauté, a démarré à cette adresse grâce à Henri Mas et à Paul Lacroix. En 1966, ils reprennent Sothys, créée en 1946 par Max Hotz, un biologiste passionné d’égyptologie qui donna le nom d’une divinité égyptienne à sa société. En 1943, les deux associés avaient déjà acquis Asepta, détentrice d’Akiléïne.

La reprise de Sothys leur ouvre les portes d’un marché prometteur à l’échelle mondiale avec son sérum biologique en ampoule qui séduit les esthéticiennes. « C’était un point de vente élitiste, le Dr Hotz préparait ses recettes secrètes dans l’arrière-boutique », raconte Frédéric Mas, le PDG de Sothys. À 27 ans, son père, Bernard Mas, fils aîné d’Henri, prend les commandes de la société. « Après ses études de philologie à la Sorbonne, il avait enseigné le français en Allemagne, mais n’avait pas la fibre. Il a ensuite été responsable de la distribution d’Asepta Belgique. C’est là qu’il a appris le métier. »

Sa stratégie commerciale est osée : il distribue ses produits exclusivement dans les instituts de beauté et les spas. Bernard Mas noue des relations avec les écoles d’esthétique en France et à l’étranger et, en 1972, il construit une usine à Meyssac (Corrèze), près du berceau familial. « Dès le début, mon père voulait développer l’international, souligne Frédéric Mas. Il a fait ce pari fou d’exporter depuis la Corrèze alors qu’il fallait huit heures en voiture pour rallier Paris ! » Au fil des ans, il développera un réseau d’entrepreneurs à l’échelle mondiale en tissant de solides amitiés.

Des formules sans paraben

Sothys est présent dans 120 pays, avec 15 filiales et un réseau de 80 distributeurs exclusifs. Le groupe compte 550 salariés, dont 330 en France, principalement en Corrèze (250 d’entre eux). L’an passé, il a réalisé 58 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 65% à l’export. Sothys exporte 80% de sa production. « Nos produits sont commercialisés dans 15 000 instituts de beauté et spas, et nous avons trois vaisseaux amiraux à Paris, New York et Tokyo, précise Frédéric Mas. Une seconde usine a été construite à Miami en 1981, avec une ouverture sur l’Amérique du Sud. Un centre logistique à Singapour permet de livrer en 15 jours l’Asie, l’Océanie et la Chine. L’enjeu est de renforcer nos parts de marché en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Nous sommes dans la conquête et la reconquête, surtout en Europe méditerranéenne, handicapée par la crise. »

Depuis deux ans, les investissements (à hauteur de 4 millions d’euros) ont porté sur l’innovation avec des fonds de teint et des rouges à lèvres conçus et fabriqués à Meyssac. Quelque 400 formules ont été révisées pour substituer les parabens. « Nos rouges à lèvres, lancés en février, portent des noms de stations de métro et de monuments parisiens, explique Frédéric Mas. Ce qui plaît bien à l’international, où Sothys véhicule une certaine image de la France. »

Les autres champions

Bernardaud (Limoges, Haute-Vienne), leader mondial de la porcelaine. 37 millions de chiffre d’affaires en 2013, dont 70% à l’export. 340 salariés.

Silab (Saint-Viance, Corrèze), actifs biologiques pour la cosmétique, 33 millions de chiffre d’affaires en 2013, dont 60% à l’export. 240 salariés.

Cerinnov (Limoges, Haute-Vienne), biens d’équipement pour la céramique, le verre et le thermique. 10millions de chiffre d’affaires en 2013, dont 80% à l’export. 70 salariés.

Haviland (Limoges, Haute-Vienne), articles en porcelaine. 9,23 millions de chiffre d’affaires en 2013, dont 75% à l’export. 129 salariés.

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