Sortie de l'atome au pas de course outre-Rhin

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Sortie de l'atome au pas de course outre-Rhin

C’est officiel. L’Allemagne a décidé de sortir du nucléaire face à la catastrophe survenue à Fukushima au japon le 11 mars dernier. Le gouvernement allemand a dévoilé les premières pistes de ce programme. Le ministre de l'Environnement a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi que tous les réacteurs du pays fermeraient d'ici 2022. Les sept plus vieux d'entre eux, fermés depuis la catastrophe de Fukushima au Japon, ne rouvriront pas.

L’annonce reccueille des réactions contrastées, de ce côté-ci comme de ce côté-là du Rhin. Dans un entretien à Libération du 31 mai, le ministre de l’industrie Eric Besson réaffirme la place prépondérante du nucléaire civil dans l’Hexagone et estime que la France n’est pas isolée sur cette position. Le Premier ministre François Fillon rappelle là son tour a volonté de la France de "ne pas mettre en cause le consensus qui prévaut depuis 30 ans" sur l’énergie nucléaire.

Quant aux deux principaux opérateurs du nucléaire en Allemagne, EON et RWE, ils ne décolèrent pas. Tandis qu’EON souhaite attaquer en justice la décision du gouvernement, RWE critique vertement cette atteinte à la compétitivité germanique. Rien ne sera plus comme avant ? Voire. A prévoir, une hausse des prix énergétiques pour toute l’Europe, et des tensions sur la sécurité d’approvisionnement, tout comme un essor des technologies décarbonnées.

Futures cyberattaques contre missiles américains
Les principales cyberattaques visant les Etats-Unis seront considérées comme des actes de guerre. C’est la nouvelle stratégie que compte adopter le Pentagone, ouvrant la voie à d'éventuelles ripostes militaires, rapportait hier le Wall Street Journal. Alors que le groupe de défense Lockheed Martin a été touché par une attaque informatique le 21 mai, les autorités américaines ont en effet changé leur fusil d’épaule.

L’objectif est de dissuader d’éventuels ennemis de tenter de porter atteinte au réseau électrique du pays. Les Etats-Unis comptent soutenir que cette stratégie est conforme aux règles internationales qui prévalent en matière de conflits armés, selon le journal.

Fuite de cerveaux espagnols
Le mouvement de contestation spontané né le 15 mai à la Puerta del Sol à Madrid, où les jeunes Espagnols expriment leur ras-le-bol face à la crise économique et au chômage, se poursuit en mode mineur. La continuation du mouvement a été décidée dans plusieurs grandes villes d'Espagne, dont Grenade, Saragosse, Valence ou Malaga. Si les revendications sont des plus diverses, le chômage, avec un taux record de 21,29% et près de la moitié des moins de 25 ans sans emploi, est au cœur de toutes les inquiétudes. Privilégiés parmi leur classe d’âge, les ingénieurs ont tout de même subi de plein fouet la "crise de la brique". Stagnation des salaires ou surqualification à la clé, nombre d’entre eux ont décidé de s’expatrier, afin d’évoluer dans leur carrière.

A la grande joie des pays en manque d’ingénieurs qualifiés, tels le Canada et l’Allemagne. Les 8 et 10 juin par exemple, l’Agence nationale pour l’emploi allemande organise des rencontres où elle cherche à mettre en contact des entreprises allemandes avec des jeunes diplômés de Madrid et de Barcelone. 20 candidats seront à chaque fois sélectionnés selon leurs profils.

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