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[Sortie d'usine] Les coulisses de l'assemblage du vélo "Mad in France" à la Manufacture Française du Cycle

Rémi Amalvy , ,

Publié le

Vidéo La nouvelle marque de vélos à assistance électrique (VAE) Le Vélo, Mad in France va lancer son premier modèle, fabriqué près de Nantes.. L'Usine Nouvelle vous emmène dans les coulisses de son assemblage.

[Sortie d'usine] Les coulisses de l'assemblage du vélo Mad in France à la Manufacture Française du Cycle
Le Vélo, Mad in France est une nouvelle gamme de vélos à assistance électrique assemblé en France
© Le Vélo, Mad in France

A l'occasion de la présentation du deux-roues de la marque Mad in France, direction son usine de fabrication, la Manufacture Française du Cycle (MFC) dans la commune de Marchecoul (Loire-Atlantique).

Mad in France sous-traite l'assemblage du vélo à la Manufacture française du cycle, premier fabricant de cycles en France. Outre le modèle de Mad in France, MFC fabrique 100% des vélos Nakamura (la gamme d’Intersport), ce qui représente 60% de sa production total), des modèles pour ses propres marques (10% de sa production), comme SUNN qu’elle a racheté en 2014, et pour la grande distribution (entre 10 et 15%). 

La partie fabrication de la manufacture est composée de plusieurs pôles. Le pôle peinture, où sont peints tous les cadres à l’aide d’une poudre de peinture réutilisable. De fabrication française, son impact environnemental est nul. Toutes les particules non utilisées sont récupérées afin de servir à nouveau. A la suite de son rachat, la manufacture peignait 10% des cadres utilisés. Elle en peint désormais 80%. Les décorations sont également faites à la main, ce qui a permis de créer entre 50 et 60 emplois.

Le pôle d’assemblage des roues, où le gros du travail se concentre sur les rayons, qui sont enfilés, dévoilés et réglés. Les pneus sont ensuite montés.

Le pôle d’assemblage des vélos est composé de 8 lignes d’assemblage. Chaque équipe produit une vingtaine de vélos par heure. Chaque vélo assemblé subi en fin de chaîne des opérations de finition et de vérification.

Indépendant de la fabrication, un pôle s’occupe de vérifier chaque premier modèle de série. Si des anomalies sont détectées, un autre pôle situé à côté s’occupe de les réparer. Les vélos, dans leurs emballages, sont ensuite stockés dans deux entrepôts de 6000m² chacun, en attendant d’être vendus.

Un vélo élégant et racé

A côté du bureau d'étude, des ateliers servent à tester les prototypes et les échantillons (des versions très proches du modèle final) sur les "torture test" : des essais de choc, de résistances, etc… Pour les différentes pièces, MFC traite avec des sous-traitants qui doivent fournir un certificat garantissant le respect de normes établies en amont. Par la suite, les pièces sont à nouveau testées. En interne pour les mécaniques, et par Métracem, un partenaire, pour les électriques.

L’occasion de jeter un œil à Le Vélo, Mad in France. D’un poids de 20kgs, il a été conçu comme un vélo urbain simple mais polyvalent, "néo rétro", "élégant et racé", avec une batterie discrète et facilement retirable. Il possède des poignées et une selle Brooks, un garde boue en aluminium pour améliorer la rigidité, une transmission Shimano (dérailleur Shimano 105) et un système de shifter pour changer les vitesses. Son freinage à disques est hydraulique, avec un coupe circuit. Le moteur se situe dans la roue arrière.

Cinq niveau d’assistance permettent d’atteindre la vitesse maximale de 25 km/h. Un écran sur le guidon propose des informations de base, comme la vitesse, le niveau d’assistance actuel, l’heure, et la température. La pneumatique est d’un volume important, et la bande de roulement centre est très lisse, ce qui permet au vélo de ne pas rebondir et de freiner de manière réactive. L’autonomie de sa batterie est en moyenne de 50km pour une personne de 75kg. Cette estimation, volontairement basse, sert de garantie. Il est vraisemblablement possible de rouler plus longtemps.

Un prototype a pu être testé. La prise en main est très aisée et rapide, et l’assistance permet de filer à toute allure sans aucun effort physique. Attention cependant, lorsqu’elle est allumée, à ne pas freiner trop fort ni même à pédaler dans les virages.

Comment est né le Vélo, Mad in France ?

Guillaume Adriansen et Charles Hurtebize, amis d’enfance et amateurs de vélos, décident il y a quelques années de vendre exclusivement sur internet des vélos Chappelli. Mais d’importants problèmes ont lieu avec les fournisseurs chinois : stocks incomplets, rayures, etc… A force de vendre à perte, ils décident d’arrêter et de lancer leur propre marque.

Au début, elle est nommée "Le Vélo", en référence à la compagnie aérienne L’Avion. Mais cela entraîne des problèmes de référencement sur internet. En voyant le prototype, Charles, franco-australien, dit qu’il est "mad" (fou en anglais). Le nom évolua alors en "Le Vélo Mad". Il allait également être conçu en France, ce qui finit par donner "Le Vélo, Mad in France".

A ne pas confondre avec "Made in France". L’équipe tient à souligner que si le vélo est entièrement assemblé en France, hormis la poudre, aucun composant n’est français. Même s’ils existent, "les vélos de fabrication totalement française restent rares et très chers". Le Vélo, Mad in France est proposé au tarif de 1990 euros, avec un garde boue en option à 70 euros. Deux modèles (noir et blanc) sont disponibles, et la version femme arrive au printemps. D’ici fin 2019, l’objectif est de vendre 500 modèles hommes et 300 modèles femmes.

Une vente uniquement sur internet

Pour financer le développement de l'entreprise, une campagne de financement Ulule a été lancée. L’objectif était d'atteindre les de 20 000 euros, plus de 44 000 ont été récoltés. Grâce à cette campagne, 125 vélos ont été commandés.

Après le lancement officiel, la vente se fera uniquement sur internet. Un SAV en partenariat avec Cyclofix sera mis en place dans 10 villes. Les vélos pourront être testés via un système d’ambassadeurs sélectionnés d’ici novembre via le web magazine Le vélo urbain, et embauchés en tant qu’auto entrepreneurs. Ces ambassadeurs recevront un vélo qu’ils feront tester aux personnes intéressés. A chaque test, ils gagneront 15 euros. Si par la suite une vente est conclue, ils recevront 150 euros. Au départ, 15 ambassadeurs seront disponibles dans les grandes villes françaises, dont quatre à Paris.

MFC PRODUIT PLUS DE 400 000 CYCLES
La Manufacture du Cycle est fondée par Marcel Brunelière, qui lance dans la foulée, en 1930, la marque de cycles Gitane. En 1976, elle est rachetée par Renault, puis en 1992 par Cycleurope. C’est alors une mauvaise période pour le vélo tout chemin (VTC), la mode étant au vélo tout terrain (VTT), et Gitane est déplacée sur un autre site. Fin 2012, la manufacture dépose le bilan. En 2013, elle est rachetée par Intersport. 173 personnes retrouvent leur emploi, et 130 000 vélos sont produits. Aujourd’hui, ce nombre est monté à presque 300 CDI, et plus de 400 000 cycles, dont 50 000 à 100 000 vélos à assistance électrique (VAE).

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1 commentaire

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01/10/2018 - 10h34 -

"De fabrication française, son impact environnemental est nul." Si seulement il suffisait de produire en France pour être parfait... Après on apprend qu´aucune pièce ne vient de France! "L’équipe tient à souligner que si le vélo est entièrement assemblé en France, hormis la poudre, aucun composant n’est français." Donc je voudrais bien comprendre comment son impact environmental peut être nul!
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02/10/2018 - 13h41 -

moi je suis comme j-c made in france et rien n'est fabriqué en france tous ça est bien du vent la marque moustache qui assemble dans les vosges c'est la meme chose ,et pourtant le vélo reviens quand meme a 4000€ impact nul biensur !
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09/12/2018 - 11h50 -

Vos commentaires montrent à eux seuls que vous ne savez vraiment pas de quoi vous parlez, le vélo est un marcher très complexe... d'autre part, plutôt que de relever les arguments de l'impact environnemental ou du seul assemblage en France, vous feriez mieux de vous réjouir de voir que des gens tentent de créer de l'emploi ou du moins de les conserver dans l'hexagone... D'ailleurs je vous invite à ré-ouvrir vos livres d'école et ne pas faire dire à ces quelques mots ce qu'ils n'ont pas dit: "Le pôle peinture, où sont peints tous les cadres à l’aide d’une poudre de peinture réutilisable. De fabrication française, son impact environnemental est nul. Toutes les particules non utilisées sont récupérées afin de servir à nouveau..."
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