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L'Usine Auto

[Rétromobile] La story Mini, 60 ans de maxi-succès, de BMC à BMW

Sylvain Arnulf , , , ,

Publié le , mis à jour le 06/02/2019 À 18H19

Vidéo La mythique berline Mini fête ses 60 ans en 2019. Retour sur l’histoire de ce modèle né en Angleterre en 1959, et tombé dans le giron du groupe BMW en 1994. Il est célébré au salon Rétromobile à Paris du 6 au 10 février.  

[Rétromobile] La story Mini, 60 ans de maxi-succès, de BMC à BMW
La saga Mini s'expose au salon Rétromobile à Paris.
© Sylvain Arnulf - L'Usine Nouvelle

Les entreprises citées

La France a la 2CV, l’Italie la Fiat 500, et le Royaume-Uni… la Mini ! Né en 1959, le modèle, l'une des incarnations du chic anglais, souffle cette année ses 60 bougies. Il est mis à l'honneur à l'occasion du salon Rétromobile, du 6 au 10 février Porte de Versailles à Paris.

Un véhicule chic et urbain

On doit sa première version à l’ingénieur Sir Alec Issigonis. Fin 1956, celui qui est alors directeur technique adjoint de l’usine Austin de Longbridge à Birmingham est chargé par le président de British Motor Corporation (BMC), Leonard Lord, de concevoir une petite voiture chic et pratique. Elle doit répondre au cahier des charges suivant :  un habitacle spacieux pour des dimensions extérieures aussi petites que possible, de la place pour quatre personnes, des qualités routières irréprochables, une faible consommation de carburant et un prix avantageux. BMC est alors le premier constructeur automobile d’Europe.

Le résultat de ses recherches est présenté en 1959. Il est décliné en deux modèles, pour deux marques : l’Austin 7 et la Morris Mini-Minor. C’est le 4 avril que le premier exemplaire quitte la chaîne de montage de l’usine Austin Longbridge. Cinq semaines plus tard, sa jumelle vint la rejoindre : la première Morris Mini-Minor quitte l’usine de la marque à Oxford le 8 mai. Toutes deux sont présentées au grand public le 26 août. Seuls la grille de calandre, les chapeaux de roue et les teintes de carrosserie, permettent de les distinguer.

La Morris Mini Minor, au salon Rétromobile

Cette berline traction de trois mètres de long, légère et au centre de gravité bas, s’avère étonnamment spacieuse. On pourrait presque y faire entrer une équipe de rugby complète... ou 24 sportifs australiens, comme le démontre cette vidéo de 1963.

Dès la première année de production, deux déclinaisons sont lancées : la "Mini Van" et la "Mini Estate", puis quelques mois plus tard, une version sportive, la "Mini Cooper", du nom du constructeur de voitures de sport John Cooper. Suivront, en 1964, la Mini Moke, une carrosserie ouverte initialement destinée à un usage militaire, qui est devenue la voiture de plage préférée des Américains et Australiens, et bien d’autres Mini originales.

Une Mini Van exposée à Rétromobile

Deux usines historiques... puis une

Pendant dix ans, deux familles de modèles produits dans deux usines, Oxford et Longbridge, cohabitent. À partir de 1962, la variante construite à l’usine de Longbridge est renommée Austin Mini. À Oxford, où la construction automobile remonte à 1913, 602 817 Mini classiques (quatre places) exactement seront construites pendant cette période. Toutes les autres silhouettes – de la Mini Van aux modèles Morris Mini-Traveller et Austin Seven Countryman en passant par la Mini Pick-up – seront assemblées à Longbridge.  Le millionième exemplaire sort de la ligne de production en 1965.

En 1969, toute la production est concentrée sur l'usine de Longbridge, la gamme des modèles est simplifiée et la marque se renomme "Mini". Ce site restera l’unique lieu de production des Mini jusqu’en 2000. Le 4 octobre, après 41 ans et plus de 5,3 millions d’unités, la dernière Mini classique quitte l’usine, conduite par la chanteuse britannique Lulu.

La renaissance de l'usine d'Oxford

Il faut dire qu’en 1994, le groupe Rover, propriétaire de Mini, a été racheté par l’allemand BMW. Celui-ci décide alors de lancer une version modernisée du véhicule. Et c’est l’usine d’Oxford, remise à neuf aux standards allemands, qui est choisie pour accueillir la fabrication du modèle. La production débute en avril 2001. 4500 salariés y travaillent aujourd’hui, plus de 3 millions de véhicules ont été fabriqués.

D’autres sites de BMW bénéficient aussi de ce nouveau départ : les tôles de carrosserie sont fabriquées à Swindon, à environ 70 kilomètres à l’ouest d’Oxford, et les moteurs sont produits à Hams Hall.

Le futur est électrique

Le modèle star du groupe BMW s’apprête à connaître une nouvelle révolution : la production d’une version 100% électrique débutera courant 2019 à l’usine d’Oxford. Les batteries seront néanmoins assemblées en Allemagne, à l’usine Dingolfing, et les moteurs viendront du site de Landshut, en Bavière. Des mini électriques seront également produites en Chine, dans le cadre d’une co-entreprise avec le constructeur local Great Wall Motor.

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