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[Sortie d'usine] La saga K-way, l'indémodable coupe-vent imperméable né en France

Rémi Amalvy ,

Publié le

Vidéo La température se refroidit, le temps est pluvieux. Chaque goutte reçue nous fait frissonner. C'est la période des manteaux et des blousons ! L'occasion pour l'Usine Nouvelle de s'intéresser aujourd'hui à K-way. Retour sur l'histoire d'une marque emblématique française.

[Sortie d'usine] La saga K-way, l'indémodable coupe-vent imperméable né en France
K-way nous protège de la pluie depuis déjà plus de 50 ans
© K-way

L’histoire du K-way démarre en 1965. Léon-Claude Duhamel , fabricant de pantalons à Hem dans le nord de la France souhaite proposer une alternative aux lourds et inconfortables vêtements de pluie des enfants. Il imagine un blouson en nylon qui se range dans sa poche-banane qu’il nomme "En-cas", pour "En cas de pluie". Bien que cela change rapidement, il n'est au départ pas prévu qu'il soit imperméable. En 1966, afin d’être vendu plus facilement à l’international, et suite aux suggestions de l’agence publicitaire Havas, le nom passe de "en-K" à "K-way". Le terme anglais "way", plus tendance, et "qui sonne bien dans toutes les langues". 250 000 exemplaires sont vendus.

Dans les années 1970, le K-way s’associe avec l’équipe de France de ski alpin, et tout semble lui réussir. Pourtant, dans les années 1980, la marque doit être vendue au groupe Blue Bell. L’Etat français intervient et bloque la transaction. La marque essaie de s’implanter seule aux Etats-Unis. C’est un échec.

En 1992, le groupe Italien de pneumatique Pirelli rachète K-way. La même année, un incendie endommage l’usine historique d’Harnes, dans le Pas-de-Calais. En 1995, alors que la marque devient un nom générique, c’est le début d’une longue traversée du désert. De 500 millions de francs en 1992, le chiffre d’affaires passent à 100 millions en 1996, la faute à la concurrence asiatique, qui propose des articles beaucoup moins chers.

Renaissance en 2004

L’entreprise tente une montée en gamme, mais sans succès. Les ventes ne redécollent pas. En 1999, l’usine d’Harnes, tout un symbole, ferme définitivement ses portes. En 2004, c’est la renaissance. La société Italienne Basic Net S.p.A., qui possède entre autre Kappa, rachète K-way.

Le changement d’orientation opéré est cette fois réussi. Face à la concurrence premier prix, la marque propose des produits nettement plus "mode", avec des séries limitées élaborées par des stylistes, comme Philippe Starck ou Marc Jacobs et des partenariats avec d’autres enseignes comme Maje et L’Eclaireur.

En septembre 2013, K-way fait son grand retour en France, avec l’ouverture d’une boutique à Paris. Le chiffre d’affaires, d’environ 1,5 millions d’euros, est bien remonté. En 2014, c’est le retour aux sources. Tout un symbole, positif cette fois : une boutique s’ouvre à Lille. On se surprend à espérer qu'un jour, une usine de fabrication ré-ouvre en France. Actuellement, la majorité des confections provient d'Asie. Le blouson est redevenu à la mode. En 2017, le chiffre d’affaires atteignait presque les 5 millions d’euros.

Retrouvez l'histoire de la marque dans la vidéo ci-dessous

(Vidéo : INA)

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