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[Sortie d'usine] Duralex, le verre passé des cantines aux musées et toujours incassable

Alice Vitard , , ,

Publié le

Vidéo Apparu dans le James Bond "Skyfall" sorti en 2012, le fameux verre appelé "Gigogne" a marqué les esprits des petits comme des grands. Sa spécificité : un gobelet incassable grâce à la technique du verre trempé. Star des cantines, ménages et même des musées, Duralex a pourtant connu des périodes plus sombres.  

[Sortie d'usine] Duralex, le verre passé des cantines aux musées et toujours incassable
Duralex vient du latin Dura lex, sed lex, soit "la loi est dure, c'est la loi".
© Flickr - Tatsuo Yamashita - c.c.

"Quel âge as-tu ?" Cette fameuse question demeure classique dans les cantines françaises. La raison : un nombre bien mystérieux gravé sous les verres de la marque Duralex. Si vous ne le saviez pas, vous allez peut être déçus. Il s'agit simplement du numéro de la machine qui a fabriqué l'objet. Ainsi, s'il y a un défaut, on peut rapidement savoir quel engin est défectueux. Mais cet objet cache encore bien des secrets…

Une résistance aux chocs 2,5 fois plus importante qu'un verre classique

Duralex vient du latin Dura lex, sed lex, soit "la loi est dure, c'est la loi". Il faut dire que ces fameux verres, sortis en 1946, sont presque incassables. La marque se targue même que leur résistance aux chocs est 2,5 fois plus importante qu'un gobelet classique, grâce à la technologie du "verre trempé". La matière est en fait traitée en vue d'améliorer ses propriétés mécaniques.

Le "Gigogne" passe de 1500 à 20 degrés

Techniquement, la trempe thermique est obtenue par une cuisson dans un four à 1500 degrés, affinée et moulée à 700 degrés et refroidie très rapidement par air frais à 20 degrés. Le verre Duralex, appelé également "Gigogne", est disponible en trois tailles : petit de 9 cl, standard de 16 cl et grand avec une contenance de 22 cl. Et un détail qui a toute son importance : ils sont tous empilables et donc se rangent très facilement. De plus, quand un choc brise l'objet, il éclate en petits morceaux non coupants.

Crédit : Duralex

Star des musées

Mais Saint-Gobain ne s'est pas arrêté là. Le verrier a conçu toutes sortes de vaisselles : des bols, des ramequins et le verre "Picardie", une autre star de la maison qui a même sa place dans le Museum of Modern Art de New York où il est vendu dans sa boutique (photo ci-dessous). Ce n'est pas la première fois que l'objet est mis à l'honneur. En 2007, le verre apparaît dans les vitrines du Musée des Arts décoratifs de Paris pour l'exposition "Editer le design". Aujourd'hui, le catalogue contient plus de 350 références et depuis quelques années, certains modèles sont même disponibles en couleurs.
 

Crédit : MoMa

En 1945, la marque est déposée

Malgré son innovation, Duralex n'a pas vécu que des périodes prospères. L'histoire démarre dans les années trente. La société Saint-Gobain acquiert, près d'Orléans à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), une verrerie antérieurement propriété d'un vinaigrier puis d'un parfumeur qui y produisaient leurs flacons. Quelques années plus tard, des premiers essais sont faits pour adapter la technologie du verre trempé à la fabrication de la vaisselle. Bingo ! En 1945, la marque Duralex est déposée. Saint-Gobain ne vend alors qu'aux collectivités puis, autour des Trente Glorieuses, aux ménages.

Duralex subit un tournant difficile dans les années 90' durant lesquelles Saint-Gobain décide de céder sa branche. D'abord propriété d'un verrier italien Bormioli Rocco, l'entreprise passe dans de nombreuses mains qui n'arrivent pas à relancer la marque. En 2008, elle est revendue à un cadre de l'entreprise associé à des investisseurs. Elle est finalement contrainte au dépôt de bilan en 2009. Après de nombreux retournements de situation, l'industriel franco-britannique Antoine Ioannidès et son frère reprennent finalement l'entreprise.

Aujourd'hui, 80 % de sa production - de 100 millions de verre et autres produits en 2018 - part à l'export. Le site de la Chapelle-Saint-Mesmin compte 200 à 250 salariés et réalise un chiffre d'affaire d'environ 31 millions d'euros en 2017.

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