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[Sortie d'usine] Dans les coulisses d'Ilford, roi de la pellicule photo noir et blanc

Juliette Berne ,

Publié le

Vidéo Cette semaine plongée dans l’usine britannique d'Ilford Photo situé à Mobberley dans l’Ouest de l’Angleterre.

[Sortie d'usine] Dans les coulisses d'Ilford, roi de la pellicule photo noir et blanc
Depuis plus d'un siècle ILFORD s'inscrit comme pionnier de l'argentique en noir et blanc.

En 2019, à l'ère du tout-numérique, on fabrique toujours des pellicules photographiques en noir et blanc ! La mythique société Ilford en est l'un des spécialistes.

Fondée en 1879 par Alfred Hugh Harman dans la ville d’Ilford, la société éponyme se centre sur la production de plaques photographiques. Victime de son rapide succès, elle doit passer à une plus grande usine. En 1989, l’entreprise est acquise par la société américaine International Paper qui possédait alors Anitec avant de fusionner en 1990 pour devenir Anitec Ilford.

La société s'est imposée dans les films noir et blanc jusqu'au milieu des années 2000 où la photographie numérique a tout écrasé sur son passage. En crise, la société fait l’objet d’un rachat par la direction de la maison mère en Angleterre, conduisant à la naissance de la société  Harman Technology Ltd en février 2005 et une restructuration en profondeur. Puis en juillet 2005 la firme japonaise Oji Paper Co Ltd rachète la filiale suisse qui s’occupe principalement de la production de papier pour imprimante. L’entreprise est miraculeusement sauvée et continue aujourd’hui de fournir photographes professionnels et amateurs.

Le contrôle avant tout

Pour la fabrication des fameux films 120 et 35mm en noir et blanc, rendez-vous dans l’usine de Mobberley, acquise par Ilford en 1928. Le processus commence avec la création des émulsions dans le noir total, des cristaux d’halogénure d’argent dispersés dans de la gélatine. Ces cristaux ont une importance capitale, en effet, c’est eux qui vont en grande partie déterminer le grain de la photo ainsi que sa capacité à capturer la lumière. Après avoir fait un paquet de codage, on ajoute un agent mouillant puis on sèche les films et l’on passe au revêtement. A ce moment-là les sachets d’émulsion de gélatine sont fondus à 40 °C puis mélangés avec les produits chimiques qui vont former le revêtement- pas moins de trois couches seront nécessaires.

Les pellicules obtenues sont ensuite transportées dans ce que sont appelés des "cercueils", d’énormes boites en métal hermétiquement fermées. Puis on crée des cassettes pour accueillir les pellicules et on procède à l’assemblage. Après un passage dans la chambre noire où une machine enlève 24 à 36 rouleaux d'exposition, les cassettes sont emmenées vers l'emballage et enfin, intervient une étape essentielle du processus : le contrôle qualité. Ici, la moindre égratignure ou marque sur les pellicules est traquée et ces dernières subissent environs quatre tests toutes les cinq minutes. Si les produits sont validés, ils sont emballés et chargés sur des palettes pour être ensuite envoyés à l'entrepôt et livrés au client.

Plongée dans l'usine d'Ilford... en noir et blanc, évidemment !

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