[Sortie d'usine] Carambar, le caramel made in France qui ne se démode pas

Créé en 1954, à Marcq-en-Barœul, près de Lille, le Carambar est né de la volonté de proposer une nouvelle confiserie aux enfants, concurrente directe des traditionnelles sucettes. C'est un pari réussi pour cette marque qui compte aujourd'hui 1000 salariés dispatchés sur six sites français, avec un chiffre d'affaire de 250 millions d'euros.

 

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[Sortie d'usine] Carambar, le caramel made in France qui ne se démode pas
Le Carambar serait né d'une erreur de fabrication, un accident de mélange de caramel et de cacao qui aurait atterri dans une machine déréglée.

Le petit emballage jaune et rouge qui fait tant saliver, qui glisse sous les doigts avant de dévoiler cette petite gourmandise de huit grammes et de croquer plaisamment dedans. Voici le mythique Carambar.

L'histoire de ce caramel commence dans le nord de la France, à Marcq-en-Barœul, près de Lille, en 1954. Le Carambar serait né d'une erreur de fabrication, un accident de mélange de caramel et de cacao qui aurait atterri dans une machine déréglée. A cette époque, le but est de proposer autre chose aux enfants que les traditionnelles sucettes ou barres de chocolat.

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820 bonbons par minute, soit plus d'un milliard par an

L'entreprise nordiste Delespaul-Havez lance une étude pendant l'après-guerre pour booster ses ventes. La chocolaterie tente alors un savant mélange entre caramel et chocolat, avec une pointe de sel qui fait sa spécificité. C'est un succès ! Aujourd'hui, l'usine nordiste de 30 000 m2 fabrique 820 bonbons par minute, soit plus d'un milliard par an. Elle compte 170 salariés.

Le bonbon se décline sous des goûts fruités voire plus excentriques

Ce bonbon a réussi à s'adapter aux demandes des consommateurs et en 1973, le Carambar se décline sous des goûts fruité, voire plus excentriques tels qu'au nougat ou encore à la barbe à papa. A l'usine de Marcq-en-Barœul, la confection des sucreries démarre toujours de la même façon : par la cuisson de la pâte dans laquelle les arômes et les colorants sont ajoutés manuellement. Ensuite, la pâte est tempérée et étirée.

A ce moment là, le procédé de fabrication des gammes classiques et fruitées diffère. Le Carambar classique n'est pas aéré pour volontairement conserver sa texture dure. Au contraire, les autres bonbons passent dans une machine équipée de grandes pales afin de les rendre mous en bouche. Les deux passent ensuite par l'étape de l'affinage où la pâte est refroidie et prend la forme choisie. Les bonbons sont ensuite emballés et triés.

L'ingérdient secret de Carambar ? Ses blagues

Cette confiserie est également très connue pour ses blagues, imprimées au verso de l'emballage papier. Elles ne sont pas présentes dès le commencement mais débarquent en 1969, succédant à un système de points pour gagner des cadeaux. Le 21 mars 2013, la société annonce arrêter ses blagues et les remplacer par des "jeux ludo-éducatifs". La presse s'empare de cette décision et même des pétitions voient le jour. L'information s'avère être "la plus grande blague de l'année", réalisée avec l'agence Fred & Farid Group.

Nombreux changements de propriétaires

La marque a changé de nombreuses fois de propriétaires. En 1965, la Générale Alimentaire rachète l'entreprise puis c'est au tour de la Générale Occidentale. En 1980, le Carambar tombe dans les mains de Danone. En 1998, il se retrouve sous le giron de l'entreprise britannique Calbury, puis détenu par Kraft Foods en 2010. Deux ans plus tard, en 2012, le bonbon appartient au groupe américain Mondelez International, pour finalement être cédé au fonds d'investissement français Eurazeo, avec Kréma, la Pie qui Chante, Poulain…

Crédit vidéo : RFI

Alice Vitard Journaliste à L'Usine Digitale

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