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Sony Ericsson plus mal en point que prévu

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Baisse de 23% du chiffre d'affaires, aggravation des pertes au quatrième trimestre... Le fabricant nippo-suédois va mal. De nouvelles économies sont prévues.

Sony Ericsson plus mal en point que prévu

L'heure n'est plus à l'euphorie pour les fabricants de téléphones portables. Pour certains, comme Motorola et Sony Ericsson, la situation vire même au cauchemar et les prévisions alarmistes se mulitiplient. « Bien évidemment, le ralentissement économique mondial a eu un impact énorme sur Sony Ericsson », déclarait ainsi vendredi Anders Runevald, vice-président exécutif de la coentreprise, en préambule d'une conférence téléphonique sur les résultats du dernier trimestre 2008. Confirmant que « l'environnement a continué à se dégrader » fin 2008, il a souligné que Sony Ericsson anticipe « un marché des plus difficiles » pour les mois à venir et qu'il envisage de nouvelles mesures de réduction des coûts qui s'ajouteront aux 2 000 suppressions de postes déjà annoncées en juillet. Objectif : économiser 180 millions d'euros supplémentaires par an.

Il faut dire que tous les indicateurs ont viré au rouge au quatrième trimestre 2008. Sur cette période, le chiffre d'affaires de Sony Ericsson (2,91 milliards d'euros) est en repli de 22,8% par rapport à la même période l'an dernier. Les ventes de terminaux (24,2 millions d'unités) ont dans le même temps baissé de 21%. Les pertes du groupe atteignent aussi 187 millions d'euros, contre un bénéfice de 373 millions un an plus tôt. Sur l'année 2008, le groupe publie une perte de 73 millions d'euros, à opposer à des profits d'1,1 milliards d'euros sur l'exercice précédent.

56% des ventes sur le Vieux continent

Le ralentissement de la demande des consommateurs explique en partie les déconvenues de Sony Ericsson. Mais pas seulement. Anders Runevald pointe également « d'importantes fluctuations monétaires, pas uniquement entre le dollar et l'euro, qui ont généré des incertitudes pour les partenaires distributeurs. » Et « la difficulté à obtenir des crédits qui a affecté les canaux de distribution. » Des analystes, dont Gartner, attribuent quant à eux la situation de Sony Ericsson à sa surexposition aux marchés d'Europe de l'Ouest, arguant qu'il est temps pour le constructeur de renforcer sa présence sur d'autres territoires. Au quatrième trimestre, avec des ventes s'élevant à 1,6 milliards d'euros, l'Europe compte pour 56% du chiffre d'affaires de Sony Ericsson (2,9 milliards). L'Asie et l'Amérique pèsent respectivement 22%.

Des smartphones pour la relance

Pour revenir à la croissance, Sony Ericsson affirme qu'il entend, entre autres, « se lancer de manière agressive à la conquête du marché des smartphones haut de gamme », un segment où se bousculent déjà nombre de spécialistes comme RIM, Apple ou - désormais - Palm. Sony Ericsson est aussi l'un des premiers fabricants à préparer des téléphones sous Android, le « nouveau » système d'exploitation open source soutenu par Google.

Mais pour en savoir plus sur sa stratégie, il faudra attendre le Mobile World Congress de Barcelone, prévient Anders Runevald. La grande messe, qui se tiendra cette année du 16 au 19 février, devrait, espérons-le, donner lieu à quelques annonces produits.

Christophe Dutheil


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