Technos et Innovations

Sony Ericsson mise sur la convergence pour se redresser

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L'équipementier télécoms nippo-suédois compte sur le divertissement sur mobile et la proximité de ses terminaux avec les équipements multimédia de Sony pour se refaire une santé.

Sony Ericsson mise sur la convergence pour se redresser

Particulièrement mis à mal par le ralentissement du marché des téléphones mobiles (ses ventes se sont effondrées de 35% au dernier trimestre, à 14,5 millions d'unités, et son chiffre d'affaires a chuté dans le même temps de 36%, à 1,7 milliard d'euros), Sony Ericsson ne baisse pas les bras. Reconnaissant que la coentreprise souffre de son faible positionnement sur l'entrée de gamme et dans les pays émergents en cette période de crise, Pierre Perron, directeur général France de Sony Ericsson, a présenté ce matin aux journalistes sa stratégie pour relancer la croissance. « Notre objectif très clair est de devenir la marque de référence dans le divertissement sur mobile », a-t-il martelé, estimant que le groupe bénéficie déjà d'un bon positionnement sur ce créneau et qu'il peut compter sur « de vrais apports technologiques » de par sa proximité avec le groupe Sony.

Convergence avec les produits Sony...

Au programme : trois nouveaux téléphones multimédia, dont l'Aino (doté d'un clavier et d'une interface tactile), le Saito (un mobile tactile centré sur le divertissement) et le Yari (un terminal principalement destiné aux joueurs). Mais surtout la volonté de faire mieux communiquer les terminaux Sony Ericsson avec les produits Sony. « Nous voulons faire en sorte de proposer les mêmes plateformes et les mêmes logiciels sur l'ensemble de nos produits, a insisté Philippe Citroën, directeur général de Sony. Et apporter ainsi aux consommateurs à la fois des équipements, des contenus et des services. » Comment ? En s'appuyant sur le nouveau protocole DLNA (pour « Digital Living Network Alliance »). Lequel doit déjà permettre, entre autres, aux détenteurs d'un mobile Aino d'accéder à distance à leurs contenus stockés sur des Playstation 3.

... et les services en ligne

Pour redresser la pente, Sony Ericsson compte aussi sur de nouveaux services permettant d'envoyer directement à partir d'un mobile des contenus vers les grandes plateformes en ligne (comme le réseau social Facebook) et sur l'arrivée prochaine de son premier site de vidéo à la demande sur mobile, lancé en partenariat avec TF1 Vision. Enfin, il ouvrira d'ici août - comme RIM, Apple, Microsoft ou Nokia avant lui - sa propre plateforme de téléchargement d'applications pour mobiles et smartphones.

Reste à voir si cela sera suffisant. Une chose est sûre : pour réussir dans cette voie, Sony Ericsson - qui vient de préciser qu'il a besoin de lever au moins 100 millions d'euros cette année - devra au préalable évangéliser les utilisateurs sur les nouveaux usages mobiles possibles. D'ici Noël, les canaux de distribution seront invités à « mettre en vie ces nouveaux scénarios de convergence », conclut Pierre Perron.

Christophe Dutheil

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