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Sommet social : réactions partagées des syndicats et des politiques

Publié le

A leur sortie de l'Elysée après le sommet social de mardi, syndicats et patronat expriment des visions très divergentes. Les politiques ont réagit de façon plus classique, chacun soutenant son camp.

Sommet social : réactions partagées des syndicats et des politiques © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle"

Les entreprises citées

"Une réunion excellente" pour Laurence Parisot du Medef, des mesures "qui n'auront aucun impact sur l'emploi" pour Bernard Thibault de la CGT. Peu de chances que ces deux organisations se mettent d'accord, mais en écoutant les différents leaders syndicaux s'exprimer après le sommet social, on peut se demander s'ils ont assisté à la même réunion.

François Chérèque, pour la CFDT, affirme que "ce sommet social s'est tenu avec 5 mois de retard". Son organisation reconnaît avoir obtenu "quelques mesures utiles", même si elles "ne vont pas aussi loin que la CFDT l'aurait souhaité". François Chérèque regrette le "flou" qui entoure les grands projets présentés par Nicolas Sarkozy. Sur une de ces mesures le point de vue du syndicat est très clair : "La CFDT n'acceptera pas une hausse de la TVA qui n'aura rien de social".

Bernard Thibault, responsable de la CGT, est en opposition avec la base même des négociations : "pour le chef de l'Etat, le coût du travail trop élevé explique la situation de l'emploi. Un constat que nous récusons." Sa centrale syndicale appelle à une "poursuite de la mobilisation" pour peser sur les arbitrages de l'exécutif.

Au final, Laurence Parisot semble la seule participante satisfaite par le sommet d'aujourd'hui. "Une réunion très riche" affirme-t-elle. Concernant la compétitivité, elle assure que "tout le monde partage le diagnostic", qu'"il y a un point de départ commun". C'est elle qui a annoncé l'objectif du Medef de faire monter en 2012 à 60 000 le nombre de personnes embauchées en préparation opérationelle à l'emploi (POE). Laurence Parisot affirme également que tous bénéficieraient d'une baisse des cotisations : "la charge qui pèse sur le travail est aujourd'hui pénalisante pour tout le monde".

Réactions convenues des politiques

Les responsables de l'UMP ont bien sûr salué le succès de la réunion. Christian Estrosi, député UMP, célèbre "un sommet à la hauteur des enjeux, qui n'est qu'une étape dans le soutien de l'Etat à l'emploi". Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP, y voit "un exercice de vérité important permettant de partager un diagnostic avec les partenaires sociaux et d'examiner les pistes d'action".

A gauche, cette réunion est vue comme inutile. Jean-Marc Ayrault, maire PS de Nantes, ne mâche pas ses mots : "A la fin de son quinquennat, Nicolas Sarkozy semble découvrir la gravité de la situation. Je trouve ça navrant parce qu'on sait bien que cette situation s'est dégradée de plus en plus depuis qu'il est président de la République". Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, est plus sûr encore : "il n'y a aucune mesure véritable de lutte pour l'emploi" mais "des annonces du programme de campagne de Nicolas Sarkozy avec de nouvelles attaques contre des piliers du code du travail".

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