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L'Usine de l'Energie

Solvay dévoile la plus grande pile à combustible du monde

Manuel Moragues , ,

Publié le

Avec la mise en service d'une pile à combustible de 1MW, Solvay entend faire la démonstration à l'échelle industrielle de la technologie hydrogène. Et placer ses membranes en polymère dans la course à la voiture à hydrogène.

Solvay dévoile la plus grande pile à combustible du monde © D.R. - Solvay

Le froid qui sévit à Anvers comme dans toute l'Europe aura quelque peu gâché la fête. L'usine Solvin, coentreprise Solvay-BASF, a dû arrêter sa production de chlore à la demande de l'électricien belge Electrabel. Les conduites d'hydrogène humide ont gelé. La pile est à l'arrêt.

Qu'importe ! Elle n'a pas attendu son lancement officiel, ce lundi 6 février, pour produire de l'électricité. Alimentée par l'hydrogène coproduit avec le chlore, la pile à combustible installée sur le site a déjà généré près de 1 MW d'électricité pendant des centaines d'heures, selon Solvay. Pour le chimiste, c'est la pile à combustible la plus puissante au monde.

Quelque 12600 piles de 10 kW la composent, occupant la moitié d'un container standard. L'autre moitié est consacrée à l'électronique de contrôle et à la tuyauterie bardée de capteurs qui distribue l'air et l'hydrogène nécessaires à la réaction. L'élément de base de ces piles est un sandwich : deux électrodes recouvertes de catalyseur entourent une membrane polymère perméable aux protons.

L'oxygène de l'air arrive d'un côté, l'hydrogène de l'autre. Il en sort de l'eau, de la chaleur et, surtout, de l'électricité. Solvay a fabriqué les membranes, le belge Umicore les électrodes. Leur entreprise commune, Solvicore, a assemblé les sandwichs avec lesquels les néerlandais Nedstack et MTSA ont fabriqué les piles proprement dites.

Pour Solvay et ses partenaires, l’objectif est de démontrer la fiabilité de leur technologie. D’un budget total de 14 millions d’euros (dont 5 millions issus de Solvay), le pilote a notamment été financé par les gouvernements flamand et néerlandais dans le cadre du projet "Région hydrogène Flandres-Pays-Bas du Sud". L’expertise acquise sera mise au service de développements d’applications de la pile à combustible pour les bus mais aussi les navires et équipements de logistique qui pullulent dans la zone portuaire d’Anvers.

Pour Leopold Demiddeleer, à la tête de l’entité "activités futures" de Solvay, il ne s’agit cependant que d’applications "intermédiaires" : "Le vrai marché que nous visons, c’est l’automobile. Et nous y croyons. Toyota, Honda, Daimler… Les constructeurs annoncent les premières voitures à hydrogène commerciales pour 2015. Si nous ne nous y mettons pas maintenant, nous ne serons pas présent quand le marché de masse démarrera."

Un avertissement qui pourrait s’adresser à la France, qui a jusqu’ici donné la priorité absolue à la voiture électrique à batterie.

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