Solvay a pâti de la chute du prix du guar au 3e trimestre

BRUXELLES (Reuters) - Le groupe chimique belge Solvay a annoncé vendredi un recul de 13% de son bénéfice opérationnel, sous le coup d'une forte baisse du prix du guar, produit utilisé dans le forage pétrolier et gazier.

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A la suite de cette annonce, le titre Solvay reculait vers 11h15 GMT de 1,75% à 115,25 euros alors que l'indice regroupant les valeurs chimiques européennes avançait de 0,54%.

Solvay produit du guar dans le cadre d'une coentreprise. En plus d'une chute du prix de ce produit, le groupe a également été affecté par la baisse des marges générées par les dérivés du guar.

"Nous avons eu un problème ce trimestre et nous l'avons sur les bras depuis le début de l'année, c'est le guar. L'effet guar que nous constatons est beaucoup plus important que ce que nous avions anticipé", a déclaré lors d'une conférence téléphonique Jean-Pierre Clamadieu, directeur général de la société.

Le résultat opérationnel courant de Solvay du troisième trimestre s'est établi à 439 millions d'euros.

Avant ajustement pour prise en compte du projet de création d'une co-entreprise avec Ineos dans le vinyle en Europe, le bénéfice aurait été de 478 millions, a précisé Solvay. Ce chiffre est à comparer à un consensus Reuters de 470 millions, établi sur la base des estimations de six analystes financiers.

Pour tenir compte de la sortie des activités vinyles de son périmètre, Solvay a dit tabler sur un résultat opérationnel courant pour l'année 2013 à 1,65 milliard d'euros.

Le groupe avait précédemment anticipé un chiffre équivalent à celui de 1,877 milliard de 2012.

Depuis le début de l'année, chaque trimestre se solde par une baisse du bénéfice par rapport à 2012, mais Jean-Pierre Clamadieu a déclaré que les trois derniers mois de 2013 devraient être marqués par une inversion de cette tendance, à la faveur d'une demande raisonnable en Amérique du Nord et d'une stabilisation en Europe.

"Nous voyons l'Europe sortir progressivement de la récession et une reprise très graduelle de la demande. Rien de spectaculaire, mais je pense qu'on peut dire que l'Europe a déjà passé le creux du cycle", a-t-il noté.

Philip Blenkinsop, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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