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L'Usine Aéro

Solar Impulse, l’avion sans carburant

Olivier James , ,

Publié le

Solar Impulse, l’avion sans carburant © Jean Revillard - Rezo

"C’est un projet futuriste ancré dans le présent." Il suffit de quelques secondes à Bertrand Piccard pour convaincre n’importe quelle personne entrant dans son champ de vision. Son regard pénétrant reflète sa détermination, ses phrases percutantes témoignent de ses convictions. "On peut faire plus que ce que l’on croit et ce projet prouve que l’on peut réussir l’impossible", lance ce psychiatre de formation. Il dirige l’un des projets industriels les plus visionnaires de ces dernières années : Solar Impulse, dont la deuxième version sera dévoilée le 9 avril. Début 2015, Bertrand Piccard pilotera l’avion bardé de cellules photovoltaïques et effectuera le tour du monde par étapes, dont une traversée de l’océan Pacifique cinq jours durant, et sans la moindre goutte de carburant. Un défi humain, mais aussi un tour de force industriel et technologique.

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Bertrand Piccard a eu l’idée de ce projet – voler sans faire appel aux énergies fossiles – après son tour du monde en ballon. Il rencontre l’ingénieur et pilote André Borschberg, qui conçoit les premières ébauches de l’avion. Afin d’assurer son développement et de trouver les fonds nécessaires, les industriels sont appelés à la rescousse. Malgré la force de persuasion de Bertrand Piccard, les sceptiques sont nombreux. "Certains disaient que ça n’allait jamais marcher et que, de toute façon, ça ne servirait à rien", rappelle Bernd Rothe, l’ingénieur en chef et responsable de l’équipe technique du projet Solar Impulse chez Bayer MaterialScience. Le chimiste intègre cependant le projet, tout comme Solvay, Omega, Schindler et Altran. Tous apportent les briques technologiques nécessaires à l’appareil. D’autres entreprises les rejoignent et, très vite, l’enthousiasme l’emporte.

De 2010 à 2013, la première mouture de l’appareil enchaîne les vols concluants. Solar Impulse n’apparaît pas dans les résultats des grands groupes, mais les retombées de l’avion n’en restent pas moins concrètes. "C’est un laboratoire et une vitrine commerciale", résume Claude Michel, le directeur du partenariat Solvay-Solar Impulse. Les développements réalisés dans les composants pour les batteries électriques ont ainsi conduit le chimiste à créer une plate-forme dédiée, en cours de construction en Italie. L’avion a aussi accéléré les recherches de Bayer dans les composites à base de polyuréthane pour l’automobile et les produits d’isolation.

Quant au rayonnement médiatique apporté par ce projet, tous mettent en avant le rôle de l’avion solaire pour sensibiliser les élèves et les étudiants. L’esprit pionnier et les valeurs de développement durable qu’il véhicule font mouche. Comme l’affirme Claude Michel : "Avec le Solar Impulse, on donne du rêve."

Olivier James

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