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L'Usine Maroc

Solaire : l'agence marocaine Masen dans la R&D avec le CEA

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Etudier le vieillissement des centrales solaire de type CSP et développer une usine de dessalement à énergie solaire, tels sont les projets lancés entre l'agence marocaine publique des énergie renouvelables Masen et le CEA. Budget du programme : 1,5 million d'euros.

Solaire : l'agence marocaine Masen dans la R&D avec le CEA
Daniel Verwaerde (CEA) et Mustapha Bakkoury (Masen).
© dr

Le CEA met cap au sud. La Moroccan agency for sustainable energy (Masen) et le Commissariat à l’Energie atomique  et aux énergies alternatives (CEA) ont lancé le 1er juillet à Casablanca un accord de collaboration en R&D sur l’énergie solaire thermodynamique. Si les deux partenaires évoquent un laboratoire à Ouarzazate, rien de tel ne sera vraisemblablement construit au Maroc. Les équipes du CEA et de Masen, l'agence publique qui vient de se voir confier le pilotage de l'ensemble des projets renouvelables au Maroc, travailleront ensemble à distance sur des projets communs..

"Nous aurons un financement par projet", explique Daniel Verwaerde, administrateur général du CEA. Dans un premier temps, 1,5 million d’euros seront avancés par le CEA et Masen sur 4 ans environ pour deux projets : l’étude du vieillissement des centrales solaires et la conception d’usine de dessalement performante. Cette signature fait suite à un premier memorandum d’entente en 2013, puis à un accord tripartite entre le CEA, la société française Alcen et Masen en juillet 2015. Masen a investi à cet occasion 30 millions d’euros au capital de la société Alsolen,spécialisée dans la conception de centrales solaires thermodynamiques destinées aux réseaux isolés et filiale du groupe parisien d'électronique et de défense Alcen,

Alsolen collabore déjà étroitement avec le CEA. "Nous avons choisi de développer des centrales avec des miroirs de Fresnel moins chers et moins compliqués à installer que les miroirs paraboliques, explique Daniel Verwaerde. Un premier démonstrateur a été développé sur le site du CEA à Cadarache (photo)" Conçue pour étudier le stockage d’énergie et la production d’électricité par CSP, l’installation est associée à la climatisation et au dessalement. Alsolen vient de transférer son siège à Casablanca, mais conserve encore confidentiels ses projets au Maroc.

A Ouarzazate, le CEA vient cette fois profiter des installations gigantesques en conditions réelles de la centrale CSP Noor I de 160 MW inaugurée le 4 février. "Nous testerons la durabilité des matériaux  avec des tests indoor en France, grâce au laboratoire LITEN à Grenoble du CEA, et des tests grandeurs nature à Ouarzazate", explique Mustpaha Bakkoury, président du directoire de Masen.

En jeu pour cet ancien de la finance, le coût des centrales. "Il est composé à 60 ou 70% par l’investissement initial rapporté à la durée de fonctionnement de ces centrales. Il est donc très important qu’elles durent le plus longtemps possible", insiste-il.

Le second projet du CEA et de Masen vise à développer une usine de dessalement couplée à l’énergie solaire. "Il ne s’agira pas de construire une usine de dessalement, précise cependant Daniel, mais de faire un avant-projet sommaire pour étudier la faisabilité et l’intérêt économique. »

"Techniquement on sait faire des usines de dessalement mais on a besoin de développer une énergie disponible, compétitive et qui ne soit pas consommées au détriment d’autres activités, explique Mustapha Bakkoury.  C’est un enjeu majeur au Maroc et sur le continent car là où il n’y a pas d’eau potable, il y a beaucoup de soleil et l’on est loin des réseaux électriques."

Désigné par cette description, le grand sud marocain atlantique et en particulier le Sahara occidental. Les travaux de recherche de Masen et du CEA ne risquent-ils pas de faire doublon avec ceux de l’Institut marocain de Recherche en Energies Solaires et Energies Nouvelles (Iresen) ? « Masen ne fait pas de recherche pour la recherche, répond Mustapha Bakkoury. Quand nous initions un projet de recherche, nous le faisons en tant que Masen. Quand nous voulons étudier la durabilité des matériaux, c’est que nous avons identifié ce sujet par rapport à nos besoins. Notre mission, c’est d’identifier les sujets de recherche les plus pertinents et les acteurs les plus compétents",

De fait l’Iresen effectue déjà des recherches expérimentales sur les sujets identifiés par Masen. Il s’intéresse à la durabilité des matériaux avec notamment une chambre climatique (pour accélérer artificiellement le vieillissement) au sein du laboratoire du Green Energy Parc, à Benguerir. Sur le site, l’Iresen accueille également le projet Aquasolar, petite centrale de dessalement à énergie solaire.

Elle est le résultat d'une collaboration entre le Centre national de l'énergie, des sciences  et techniques nucléaires (CNESTEN), des universités Moulay Ismail et Hassan II, de l'entreprise marocaine LSA Industrie et de la plateforme solaire d'Alméria (PSA) en Espagne.
Julie Chaudier, à Casablanca

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